(19 octobre 1927 à Saint-Gilles-lez-Bruxelles – Belgique)
Étudiant en typographie et illustration à l’Ecole nationale d’architecture et des arts décoratifs de la Cambre (Bruxelles), il découvre en 1945 l’oeuvre d’Henri Michaux de Dubuffet, des surréalistes et devient l’ami du critique d’art Jacques Putman.
En 1949, il rencontre Dotremont et adhère au mouvement Cobra cette même année avec Asger Jorn et Karel Appel) et est l’un des membres les plus productifs jusqu’à la dissolution du mouvement en 1951. Alechinsky participe à la première Exposition internationale Cobra au Stedjelijk Museum d’Amsterdam et fait en 1954, la connaissance du peintre chinois Wallace Ting qui jouera un rôle important dans le développement de son oeuvre.
Dans les années 50, l’artiste séjourne en Extrême-Orient, puis aux Etats-Unis ; il s’intéresse à la calligraphie japonaise et à l’Action Painting qui influenceront durablement son oeuvre.
L’artiste réalisera un très grand nombre de lithographies et gravures ; passionné par le livre, il illustrera poèmes et textes (Cioran, Butor, Yves Bonnefoy, André Frénaud, Tardieu, etc.) et publiera de nombreux ouvrages.
En 1983, Alechinsky devient professeur de peinture à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris.
Geneviève Asse, de son vrai nom Geneviève Bodin, née à Vannes le 24 janvier 1923, intègre en 1940 l’École nationale des arts décoratifs et expose au Salon des moins de trente ans et au Salon d’automne.
Après la guerre, où elle s’engage dans les FFI, elle fait partie du Groupe de L’Echelle et rencontre Samuel Beckett, André Lanskoy, Serge Poliakoff, Serge Charchoune, Nicolas de Staël, Bram et Geer van Velde.
Geneviève Asse partage aujourd’hui son travail entre Paris et L’île aux Moines, et est considérée comme l’une des artistes majeurs de l’abstraction en France. Elle a récemment exposé son son œuvre gravé à la Bibliothèque nationale de France (2002) et ses « Peintures » au Centre Pompidou (2013).
« Derrière l’horizon, l’aube, les gris ombrés, bleus noirs d’outremer transparent, des blancs qui disparaissent dans le grain de la toile, rien d’extérieur en dehors du temps. » (Notes de travail, 1974)