(19 octobre 1927 à Saint-Gilles-lez-Bruxelles – Belgique)
Étudiant en typographie et illustration à l’Ecole nationale d’architecture et des arts décoratifs de la Cambre (Bruxelles), il découvre en 1945 l’oeuvre d’Henri Michaux de Dubuffet, des surréalistes et devient l’ami du critique d’art Jacques Putman.
En 1949, il rencontre Dotremont et adhère au mouvement Cobra cette même année avec Asger Jorn et Karel Appel) et est l’un des membres les plus productifs jusqu’à la dissolution du mouvement en 1951. Alechinsky participe à la première Exposition internationale Cobra au Stedjelijk Museum d’Amsterdam et fait en 1954, la connaissance du peintre chinois Wallace Ting qui jouera un rôle important dans le développement de son oeuvre.
Dans les années 50, l’artiste séjourne en Extrême-Orient, puis aux Etats-Unis ; il s’intéresse à la calligraphie japonaise et à l’Action Painting qui influenceront durablement son oeuvre.
L’artiste réalisera un très grand nombre de lithographies et gravures ; passionné par le livre, il illustrera poèmes et textes (Cioran, Butor, Yves Bonnefoy, André Frénaud, Tardieu, etc.) et publiera de nombreux ouvrages.
En 1983, Alechinsky devient professeur de peinture à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris.
Peintre, dessinateur, sculpteur et designer, Daniel Jacques Allonsius (1923 – 1995), fut élève à l’ École des Beaux-Arts de Paris de 1940 à 1943 , puis à l’École des Arts Appliqués in Fort-de-France de 1950 à 1951.
(Petropavlovsk, URSS puis Kazakhstan : 18 juillet 1889 – Paris : 12 juillet 1974)
Peintre, scénographe, illustrateur de livres, rédacteur de l’important magazine d’art russe Mir Iskusstva, Yury (ou Juri) Annenkov, étudia l’art à l’Université de Saint-Pétersbourg avec Marc Chagall. Il se rend à Paris en 1911 pour travailler dans les ateliers de Maurice Denis et de Félix Vallotton. Ses premiers ouvrages illustrés furent publiées à la fin des années 1910 ; « Douze » d’Alexander Blok (1918) qui est considéré comme l’un des ses chef-d’œuvres . En 1922, il publie « Portraits », qui contient 80 images des figures clés de l’art russe de son époque. Contraint de quitter définitivement l’Union soviétique en 1924, il vit d’abord en Allemagne puis s’installe à Paris où est naturalisé sous le patronyme de Georges Annenkoff. Il poursuit alors son travail d’artiste, de costumier et décorateur pour une centaine de pièces de théâtre et de ballets et une soixantaine de films.
Peintre française rattachée à l’abstraction lyrique et à la Nouvelle École de Paris de l’après-guerre. Formée dans le contexte parisien de l’immédiat après-guerre, notamment à l’Académie libre de la Grande Chaumière, elle bénéficie d’une bourse qui lui permet de séjourner à Prague entre 1946 et 1947, où elle présente sa première exposition personnelle.
Dès la fin des années 1940, elle s’inscrit durablement dans le réseau des expositions structurantes de l’abstraction parisienne. Elle participe aux grandes manifestations collectives de la période, notamment au Salon de Mai et au Salon des Réalités Nouvelles, ainsi qu’aux expositions « Les Mains éblouies » organisées par la Galerie Maeght à partir de 1949.
Son œuvre, résolument non figurative, se caractérise par une construction dynamique du champ pictural, fondée sur des rythmes de lignes, de zébrures et de faisceaux colorés, avant d’évoluer vers des compositions plus diffuses et atmosphériques. À partir des années 1960, elle développe parallèlement une pratique du collage, puis s’oriente, dans les décennies suivantes, vers la tapisserie, réalisant notamment des œuvres destinées à des commandes publiques.
Expositions collectives et salons
« Les Mains éblouies », Galerie Maeght, Paris, 1949 et 1950
Salon de Mai, Paris, à partir de 1949
Salon des Réalités Nouvelles, Paris, à partir de 1950
« 50 ans de collage », Musée des Arts décoratifs, Paris, 1964
« 50–57, une aventure de l’art abstrait », Musée Galliera, Paris, 1967
« L’Envolée lyrique. Paris 1945–1956 », Musée du Luxembourg, Paris, 2006
« Les Sujets de l’abstraction. Peinture non figurative de la Seconde École de Paris », Musée Rath, Genève, 2011
« Femmes années 1950. Au fil de l’abstraction », Musée Soulages, Rodez, 2019–2020
Expositions personnelles
Galerie Niepce, Paris, 1951
Galerie Arnaud, Paris, entre 1953 et 1957
Galerie Meltzer, New York, 1956
Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, 1957
Œuvres dans les collections publiques
En France, des œuvres de Huguette Arthur-Bertrand sont conservées dans les collections nationales et municipales, notamment au Centre Pompidou – Musée national d’art moderne, au Musée d’Art Moderne de Paris, ainsi qu’au Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole.
À l’international, son travail est représenté dans plusieurs institutions nord-américaines, notamment au Musée national des beaux-arts du Québec et au Walker Art Center.
Geneviève Asse, de son vrai nom Geneviève Bodin, née à Vannes le 24 janvier 1923, intègre en 1940 l’École nationale des arts décoratifs et expose au Salon des moins de trente ans et au Salon d’automne.
Après la guerre, où elle s’engage dans les FFI, elle fait partie du Groupe de L’Echelle et rencontre Samuel Beckett, André Lanskoy, Serge Poliakoff, Serge Charchoune, Nicolas de Staël, Bram et Geer van Velde.
Geneviève Asse partage aujourd’hui son travail entre Paris et L’île aux Moines, et est considérée comme l’une des artistes majeurs de l’abstraction en France. Elle a récemment exposé son son œuvre gravé à la Bibliothèque nationale de France (2002) et ses « Peintures » au Centre Pompidou (2013).
« Derrière l’horizon, l’aube, les gris ombrés, bleus noirs d’outremer transparent, des blancs qui disparaissent dans le grain de la toile, rien d’extérieur en dehors du temps. » (Notes de travail, 1974)
Since the late nineteenth century, France manages several colonies in Central Africa and particularly from 1882, the French Congo which includes the current Gabon and Republic of Congo. Born August 19, 1864 in Montpellier, Jean Audema was employed as an auxiliary in Congo in 1894, then postmaster in 1898, station chief in 1902, and was finally promoted to a colonial administrator in 1904. During this period he made numerous photos in Gabon, Congo and Tchad between 1894 and 1912. A large part of his photographs were used for postcards distributed in France and which were a great success and soon collected.
The National Museum of African Art’s Eliot Elisofon Photographic Archives has made these precious time-documents available online.
And by comparing postcards and our photographs we note on postcards that show scarification the use of the same poses and accessories.
Jean Audema is considered today as one of the pioneers of photography in central Africa, his original photographs are of all rarities, such a set never appeared on the trade.
Artiste et technicien du livre moderne, célèbre auprès des bibliophiles pour ses décors de reliures d’art mais aussi pour ses maquettes de reliure industrielle
(Budapest, 19 décembre 1902 – Saint-Maurice-de-Lignon, 13 mai 1997).
Artiste peintre, graveuse, dessinatrice et illustratrice d’origine hongroise, active principalement en France. Installée à Paris à partir de 1928, elle suit une formation dans les ateliers d’André Lhote puis de Fernand Léger, où elle assimile les principes du cubisme et de la construction formelle moderne. Son œuvre connaît une évolution progressive d’un figuratisme à caractère naïf vers une abstraction de plus en plus affirmée, marquée par l’autonomie de la couleur et du rythme pictural. Elle reçoit le Prix international de la peinture en 1959. Son travail est présenté dans de nombreuses expositions personnelles et collectives en France, en Grande-Bretagne et en Suisse, notamment à Paris, où le galeriste Camille Renault lui consacre plusieurs expositions, en particulier en 1973 et 1976. Parallèlement à sa production picturale, elle mène une activité soutenue d’illustration, notamment pour des ouvrages destinés à la jeunesse et à l’enseignement. Des œuvres de Véra Braun sont conservées dans des collections publiques, notamment au musée de Budapest et au Musée d’Art moderne de Paris.
(Lima, Pérou : 7 juillet 1933 – Paris : 2 avril 2019)
Artiste peintre franco-péruvien
Expositions personnelles:
1965 : Galería Jueves, Lima
1966 : HB66 : pinturas acrilicas, Instituto de Arte Contemporáneo, Lima.
1969 : Vélasquez mis à nu, Galerie 9, Paris. Galerie Club 44, La Chaux-de-Fonds, Suisse
1970 : Pour l’amour de l’art, Galerie 9, Paris. Galería Carlos Rodríguez, Lima.
1971 : Vélasquez, Manet, Cézanne, and Picasso Revised, Jack Misrachi Gallery, New York. Art Gallery of the Organization of American States, Washington.
1972 : Le bain turc à New York d’après Ingres, Lerner-Misrachi Gallery, New York.
1980 : il représente le Pérou à la 39e biennale de Venise, Italie.
1981 : Portraits de peintres, Galerie Lucien Durand, Paris. Galerie Mâcon, Mâcon, France. Buenos días señor…, Galería Camino Brent, Lima.
1982 : Papeles, Galería Forum, Lima.
1984 : Paysages-Mémoires, Théâtre du Rond-Point, Paris.
1985: Memorias, Galería Camino Brent, Lima ; 18e Biennale de São Paulo, Brésil
1986 : CAYC, Buenos Aires. Museo de Artes Visuales, Montevideo.
1987 : Mémoires dénudées, galerie Pascal Gabert, Paris. Rétrospective, Château et parc de la Louvière, Montluçon[218].Galerie d’Art Contemporain, Chamalières.
1988 : Feurs, France. La Galería, Quito. Paisajes Memorias, Museo de Arte Italiano, Lima.
1989 : Casa del Moral, Arequipa, Pérou. Casa Ganoza, Trujillo, Pérou. Rétrospective, Musée Henri Boez, Maubeuge.
1990 : Galerie Pascal Gabert, Paris.
1992 : Rétrospective, Museo Español de Arte Contemporáneo, Madrid.
2002 : Rétrospective, Maison de l’Amérique latine, Paris — Galerie du Centre, Paris — Centre culturel de la PUCP, Lima.
2003 : Artparis, Carrousel du Louvre, Paris.
2004 : Galerie Le Garage, Orléans.
2005 : Mémoires, Galerie Espace Croix-Baragnon, Toulouse. ST’ART, Strasbourg. Galerie IUFM-Confluences(s), Lyon. Galerie du Centre, Paris.
2006 : Galeria Dart, Barcelone. Museo del Castillo de Valderrobres, Espagne. Musée du Château des ducs de Wurtemberg, Montbéliard. Bonjour Monsieur Ingres, Musée Beurnier-Rossel, Montbéliard.
(Haine-Saint-Pierre – La Louvière -Belgique : 26 avril 1922 · 15e arrondissement de Paris : 27 septembre 2005).
Peintre et sculpteur, régent de Cinématoglyphe du Collège de Pataphysique.
Né à Paris le 12 janvier 1923, mort à Soulac-sur-Mer le 14 février 2001.
Photographe du Service d’information de la France combattante, et aviateur des Forces aériennes françaises libres (FAFL) de 1942 à 1944 à Brazzaville, Robert Carmet se trouve aux côtés de Germaine Krüll, Jean Costa et Ellebé (Robert Lefebre). Après la fin du conflit, il devient chef de la section photo au service de presse et d’information du gouvernement général de l’Afrique équatoriale française, jusque dans les années 1955.
(née à Quiévy – Nord et morte le 30 avril 2018 à Dreux -Eure-et-Loire)
Elève d’Auguste Herbin (1882-1960), dont elle établira avec soin son catalogue raisonné, elle devient dès 1958 membre du mouvement Abstraction-Création adoptant pour toujours un langage géométrique.
Connue internationalement et ses oeuvres sont présentes dans tous les grands musées et une rétrospective lui est consacrée en France au musée Matisse du Cateau-Cambrésis en 2005.
Né le 5 juillet 1889 à Maisons-Laffitte et mort le 11 octobre 1963 dans sa maison de Milly-la-Forêt. Poète, graphiste, dessinateur, dramaturge et cinéaste français, membre de l’ Académie française à partir de 1955.
Jean Cortot (1925–2018) est un peintre et artiste français dont l’œuvre se distingue par une recherche constante sur les relations entre peinture, écriture et poésie. Formé à Paris à l’Académie de la Grande Chaumière, notamment auprès d’Othon Friesz, il s’inscrit dès l’après-guerre dans une génération d’artistes qui interroge le renouvellement du langage pictural.
Très tôt reconnu, Jean Cortot développe une œuvre singulière qui évolue de la figuration vers une peinture de plus en plus structurée par le signe, la lettre et le mot. À partir des années 1960, l’écriture devient un élément constitutif de sa pratique, non comme simple citation littéraire, mais comme matière plastique à part entière. Il collabore avec de nombreux écrivains et poètes, réalisant livres d’artistes, manuscrits peints et ensembles où le texte et l’image se construisent dans une relation étroite.
Son travail, profondément nourri par la littérature, se caractérise par une grande liberté formelle et une attention particulière au rythme, à la couleur et à la spatialisation du langage. Élu membre de l’Académie des beaux-arts en 2001, Jean Cortot laisse une œuvre importante, aujourd’hui conservée dans de nombreuses collections publiques et institutionnelles, et régulièrement présentée dans des expositions muséales en France et à l’étranger.
Expositions personnelles et monographiques
Jean Cortot, peintre des mots — Bibliothèque nationale de France, Paris (2021)
Présentations monographiques et accrochages dédiés — Musée d’Art Moderne de Paris (années 2000–2020)
Écritures peintes — Galerie Maeght, Paris (2017)
Symphonie des calligraphies — Galerie Envy Fine Art, Pékin (2005), en collaboration avec le calligraphe Wang Yu Zhong
Expositions collectives (sélection historique)
Dix ans de peinture française — Musée de Grenoble (1956)
Expositions collectives de peinture française moderne — institutions européennes et internationales (années 1950–1970), notamment en Italie et en Europe centrale
Expositions de dessin et d’art graphique français — musées en Pologne (années 1970)
Collections publiques et fonds institutionnels
Les œuvres de Jean Cortot sont conservées dans plusieurs collections publiques majeures, parmi lesquelles :
Centre Pompidou – Musée national d’art moderne, Paris
Musée d’Art Moderne de Paris
Bibliothèque nationale de France, Paris (fonds de livres d’artistes, manuscrits peints et œuvres graphiques)
Hugh Lane Gallery, Dublin
Museum of Modern Art, New York
Musée Rolin, Autun
Fonds patrimoniaux et bibliothèques publiques spécialisés dans le livre d’artiste et l’art graphique contemporain
Artiste lyonnais, Jean Coulon participa à l’ouvrage La Vie lyonnaise : Autrefois, Aujourd’hui (1898) avec 650 illustrations en couleurs et enlumina quelques livres précieux à la demande de bibliophiles.
Agence de presse française et de photo-reportage fondée en 1955 par le journaliste Louis Dalmas et ayant cessé son activité en 1965 ; elle est considérée comme la première agence de « magazine ».
(Tokyo – Japon :27 novembre 1886 ; Zurich – Suisse :29 janvier 1968)
Peintre, dessinateur et graveur, illustrateur, céramiste, photographe, cinéaste et styliste.
Fils d’un général médecin de l’armée japonaise au temps de l’empereur Mutsuhito, il grandit en apprenant le français tout en étudiant la peinture occidentale à l’école des Beaux-Arts de Tokyo. Diplômé en 1910, il part à Paris en 1913 en s’embarquant pour une longue traversée maritime vers Marseille avant de rejoindre la capitale et, en particulier, le quartier des artistes à Montparnasse.
Proche de Pablo Picasso, Amedeo Modigliani, Henri Matisse ou Fernand Léger, Foujita se lance dans la peinture avec succès pendant la Grande Guerre. En 1917, sa première exposition de cent dix aquarelles dans un genre mi-japonais, mi-gothique, est un triomphe. En 1924, il peint notamment Youki, déesse de la neige, pour le salon d’Automne. En 1930, il peint quatre tableaux : Le Salon à Montparnasse, La Dompteuse au lion, Trois femmes et Le Triomphe de la vie sur la mort.
Après plusieurs années d’un voyage qui le mène notamment en Amérique latine, il revient au Japon en 1933. Pris dans la tourmente de la guerre, il soutient l’action militariste de son pays, tant à travers ses peintures telles Senso-ga (ou La Bataille de la rivière Khalka) que son engagement personnel. Mais, dès 1945, il saura se rapprocher des États-Unis afin de poursuivre sa carrière en Occident. On le retrouve ainsi à New York puis à Paris au début des années 1950. Ayant obtenu la nationalité française en 1955, converti au christianisme en 1959 avant de devenir mystique en s’installant dans la vallée de Chevreuse à Villiers-Le-Bâcle, Léonard Foujita réalise encore quelques œuvres remarquables comme la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix à Reims qui porte son nom et où sa dépouille repose désormais.
Elève de l’Académie Moderne, dirigée par Fernand Léger et Amédée Ozenfant. En 1931, Blaise Cendrars et Fernand Léger conseillent à ses parents de l’envoyer au Bauhaus. Il arrive à Dessau en octobre 1931 et y reste 2 semestres. Il sera le seul français à étudier au Bauhaus. Il rentre à Paris en bicyclette en juillet 1932.
En octobre de la même année, il repart en Allemagne, à Francfort, où il suit les cours du peintre constructiviste Willi Baumeister.
Avec l’arrivée des nazis au pouvoir, il revient à Paris et travaille dans le dessin publicitaire. En septembre 1936, Jacques Germain accomplit son service militaire, la guerre éclate quelques années plus tard, l’artiste est fait prisonnier et restera trois ans en captivité.
À son retour en France, il se consacre essentiellement à la peinture.
En 1949, il réalise sa première exposition personnelle à Paris.
Jacques Germain devient l’un des représentants importants de l’abstraction lyrique et participe à de nombreuses expositions internationales.
(New York : 29 septembre 1909 – Nice : 12 août 1989)
« Si je choisis le monde non figuratif, c’est que je crois qu’il est plus vaste que l’autre. Je crois qu’il y a plus à découvrir dans l’inconnu que dans le connu. Si la limite du connu est l’inconnu, l’inverse ne me semble pas vrai. »
Artiste d’avant-garde, peintre, illustratrice, membre à la fois du premier groupe d’art indépendant, Jack of Diamond, et du mouvement Der Blaue Reiter. Elle s’installa à Paris en 1921 où elle résida jusqu’à sa mort.
Peintre, sculpteur, dessinateur et graveur, Georges Gorvel illustra de nombreux ouvrages. En 1905, il exposa au côté d’Henri Matisse à la galerie Élie Faure. Georges Gorvel réalisa de nombreuses gravures pour des timbres, mais aussi pour d’autres artistes comme Raoul Dufy et Charles Guérin.
Fernand Hertenberger (1882-1970), peintre et illustrateur né à Rheims, élève de T.-H. Fleury et Déchenaud, exposa au Salon de Paris et illustra plusieurs ouvrages dont Là-bas de Huysmans et Le Colonel Chabert de Balzac. Acteur important du mouvement Art Deco, il partagea avec son frère et artiste Claude une maison-atelier construite par l’architecte Henri Glaizot en 1921 dans le XVIème arrondissement de Paris.
Artiste plasticien suisse, également connu pour son activité musicale. Son travail plastique, développé parallèlement à sa carrière de musicien, se concentre principalement sur la peinture et le dessin. Il s’inscrit dans une démarche gestuelle et abstraite, caractérisée par une forte attention au mouvement, à la trace et à l’énergie du geste. Son œuvre picturale a fait l’objet de nombreuses expositions et est reconnue comme une recherche autonome, fondée sur des processus proches de l’improvisation et de l’expérimentation formelle.
Œuvres conservées dans des fonds publics
Musées de la Ville de Paris (collections municipales)
Fonds d’art de la Ville de Genève
Collections publiques cantonales suisses
Fonds publics en France (collections institutionnelles et municipales)
Diplômé en commerce et en architecture aux Beaux-Arts, fut pendant près de 20 ans le directeur commercial de Schwartz-Haumont, le jour, et artiste-peintre, la nuit.
Son oeuvre fut qualifiée de Surréalisme Optique par Victor Vasarely.
Lajos Kassák (Érsekújvár, aujourd’hui Nové Zámky , Slovaquie alors en Autriche-Hongrie : 21 mars 1887 – Budapest : 22 juillet 1967)
Peintre et écrivain hongrois.
Germaine Krull, née le 20 novembre 1897 à Wilda, un quartier de Poznań (alors dans l’Empire allemand, aujourd’hui en Pologne), morte le 31 juillet 1985 à Wetzlar (Hesse), intèrege la Lehr-und Versuchsanstalt für Photographie, Chemiegraphie, Lichtdruck und Gravüre de Munich en 1916. Sa fréquentation de l’extrême gauche et du milieu anarchiste provoque son arrestation et sa condamnation à mort par les contre-révolutionnaires. Elle s’enfuit à Berlin et fréquente les dadaïstes et les expressionnistes. Après sa rencontre avec le cinéaste Joris Ivensn elle s’installe aux Pays-Bas et expérimente la photographie d’architecture et collabore aux revues i-10 et De Filmliga. Installée à Paris vers 1925, Gallimard lui consacre une mince monographie éditée dans la collection Photographes Nouveaux. Elle fréquente les surréalistes et collabore à plusieurs ouvrages dont La Folle d’Itteville édité en août 1931. Elle travaille ensuite à Monaco pendant 5 ans, puis, après un passage aux Amériques, elle rejoint Brazzaville, le chef-lieu de l’Afrique-Équatoriale française ralliée dès août 1940 à la France libre, où elle dirige le service de propagande local. Elle participe au débarquement de Provence puis à la libération du camp de concentration du Struthof et de Vaihingen. Correspondante de guerre en Indochine à partir de 1946, elle parcourt l’Asie du Sud-Est, allant jusqu’à devenir la première directrice du Mandarin Oriental, Bangkok. Elle rentre en Allemagne en 1955. Son ami André Malraux, ministre de la culture, organise sa première grande rétrospective au Palais de Chaillot, à Paris.
Né dans un famille de négociants en vin de Libourne (Gironde) le 15 juin 1799, Pierre Théophile Lacaze apprend la peinture en autodidacte et voit un premier tableau accepté au Salon de 1824. Récompensé en 1827 à l’exposition de la Société Philomathique de Bordeaux, il adopte à partir de 1830 un style romantique particulièrement influencé par les œuvres de Delacroix.
En 1834, il participa à l’Exposition bordelaise au profit des pauvres en présentant sept œuvres très remarquées (six aquarelles et un dessin) : « Les délicieuses compositions de M. Lacaze ont vivement attiré le public. Une couleur chaude et vigoureuse, un dessin incorrect parfois mais toujours spirituel, une grande naïveté dans les poses, une composition sage, une entente parfaite des ombres et de la lumière classent M. Lacaze comme un des plus distingués. »
En 1838, Lacaze reçoit deux médailles d’argent a l’exposition de la Société Philomathique de Bordeaux pour ses pastels et pour le tableau Richard et le docteur maure. Au Salon , Jésus bénissant les enfants, œuvre aux grandes dimensions qui reçoit la médaille de Bronze et est acquise par la Reine Marie-Amélie au cours de sa visite au Salon puis exposées dans ses appartements. Cette toile entré au Musée du Louvre et mise en dépôt à la chapelle de l’école militaire de Saint-Cyr, le 21 juin 1890, fut malheureusement détruite lors de la seconde guerre mondiale.
Primé au Salon de 1839, Richard et le docteur Maure est alors acquis par le Roi pour sa collection personnelle.
Le 17 août 1840, la Commission des monuments historiques de la Gironde nomme Lacaze comme membre correspondant à Libourne, au titre de peintre d’histoire. L’année suivante, il participe une nouvelle fois au à l’exposition de la Société Philomathique de Bordeaux et reçoit La médaille d’or pour ses peintures d’histoire.
Devenu un peintre reconnu, il reçoit dans son atelier de Libourne le Duc d’Orléans et le Duc et la Duchesse de Nemours.
Pierre Théophile Lacaze s’éteint le 5 septembre 1846.
Le musée de Libourne qui possède plusieurs de ses œuvres, organisa la première rétrospective de l’œuvre de Lacaze en 1963.
Maurice George-Élie Lalau est un illustrateur, dessinateur et peintre français, né le 27 juillet 1881 à Paris 9e et mort à Paris 16e le 14 avril 19611.
Né en 1861 à Housse et mort en 1945 à Liège, François Maréchal est un peintre, dessinateur et graveur belge qui s’inscrit dans les mouvements du réalisme et du naturalisme.
Élève à l’Académie des beaux-arts de Liège, il est formé par Adrien de Witte, Jean-Mathieu Nisen, Charles Soubre, Émile D’heur ou encore Édouard van Marcke. Au cours de sa carrière, il se spécialise en eaux-fortes représentant surtout la région de Liège et ses habitants.
À partir de l’année 1905, il est professeur dans son lieu de formation, L’Académie des beaux-arts de Liège, et ce pendant 25 ans. Il dirige également cette institution de 1913 et 1920 et y crée le premier cours de gravure en 1921.
In twenty years, Thérèse Le Prat photographed the actors in more than two hundred and fifty classical or modern plays, including Louis Jouvet, Alain Cuny, Maria Casarès, Gérard Philipe, Jean-Louis Barrault and Jean Vilar. Using photographic realism to make the most of the combinations offered by changes of costume, make-up and lighting, she created a highly personal body of work whose chief subject of inspiration is the mystery of the human face.
Born in 1884 in Bogorodsk, Russia, Jean Lebedeff left his country at the age of 22, embarking on a long journey to France. Settled in Paris in 1909, he was received at the School of Fine Arts and frequented Russian artists living in Paris. He follows the teaching of the master engraver Paul Bornet who introduces him to xylography and chooses against the current engravers of his time, wood engraving over and over with a Japanese knife. This allows him to immediately affirm his personal style recognizable among all.
« One of the most important wood engravers of the twentieth century. »
G. Dugnat et P. Sanchez, Dictionnaire des graveurs, illustrateurs et affichistes français et étrangers
In Montparnasse, he frequents many artists such as Picabia, Mayakovsky, Ravel, Pierre Mac Orlan, Éric Satie, Blaise Cendrars, Soutine, Modigliani and André Salmon, as well as Henri Matisse’s studio in Issy-les-Moulineaux. Friends with Pierre Kropotkin, Lébéde is close to the Russian libertarian movement during the years 1920-1930.
Lebedeff illustrated hundreds of works, including the famous Eglogues (Paris, 1942) and The Centaur. He participated in the work of his friend Paul Coban and also teaches him engraving, signing some works of their two names.
Né à Rouen, le 27 mars 1906, mort à Rouen le 30 novembre 1992. Collaborateur à l’hebdomadaire L’Illustration de 1927 à 1940, il rejoint la France Libre en 1941 et devient, à partir de 1944, chef du service photographique du Commissariat aux colonies du gouvernement provisoire de la République. A la Libération, il devient directeur des services photographiques du quotidien régional Paris‐Normandie. En 1949, il ouvre, avec son épouse, Photo Ellebé, studio professionnel situé sur la place Beauvoisine.
Born in Charlottetown, Prince Edward Island, Canada, Donald Shaw MacLaughlan moved with his family to Boston and acquired his early knowledge of printers and printmaking at the Boston Public Library. He travelled to Europe, enrolled in the Ecole des Beaux Arts in Paris, and pursued further studies with Jean Leon Gerome and Jean Paul Laurens. His first etchings date from 1899, He became acquainted with James NcNeill Whistler and other artists who created etchings and spent time studying the etchings of Rembrandt van Rijn and other old masters in the collection of the Bibliothèque Nationale. Both Rembrandt and Whistler would have major influences on his art. San Francisco’s Panama-Pacific International Exposition showed seven of his prints and awarded him a gold medal. MacLaughlan also won medals in expositions in Buffalo, Leipzig and Rome. He was represented by the Albert Roullier Art Galleries in Chicago, which mounted several exhibitions of his work. London’s Fine Art Society organized an exhibition of some two hundred of his works in 1926.
In 1931 he created a set of twelve etched views of Chicago, and the following year won a prize at the annual exhibition of the Society of Etchers in New York City. During his career he created some three hundred prints. In 1935 he was elected an associate member of the National Academy of Design, New York City, and was elected a full member in 1938, the of his death at Marrakesh, Morocco.
Né le 7 janvier 1861 à Housse dans la campagne wallone, François Maréchal aurait très probablement, comme son père et son arrière grand-père, exercé le métier d’armurier s’il n’avait croisé à 17 ans un certain Delbeke, décorateur qui excellait dans les natures mortes. Inspiré, Maréchal s’essaya au dessin, présentant à Delbeke ses chats, vaches, insectes et fleurs. Il put suivre son enseignement et intégrer l’Académie de Beaux-Art de Liège en 1879.
Étudiant le matin auprès de Yan Marcke, Soubre et Dheur, il revêt l’après-midi la blouse du simple ouvrier peintre, marbrant des plinthes et des linteaux.
En 1888, Armand Rassenfosse lui permet d’explorer en profondeur les techniques de gravure. Profitant de sa presse à imprimer, Maréchal abandonne le pinceau pour la pointe d’acier : l’eau-forte devient sa technique de prédilection et la ville Liège son premier sujet. Entre 1888 et 1901, il grave 254 plaques sur sa ville d’adoption et sur ses environs.
En 1898, son exposition au Cercle artistique et littéraire de Bruxelles consacre
sa réputation. Eekhoud, dans le Mercure de France, Sulzberger dans la Revue de Belgique, Fernand Khnopff dans le Studio, le designent comme l’un des meilleurs artistes wallons.
En 1901, il obtient une bourse de la fondation Darchis pour séjourner en Italie ;
il visite Milan, Florence, s’établit à Rome puis à Tivoli et grave, entre 1902 et 1905, 80 eaux-fortes.
De retour à Liège à partir de 1905, il grave, selon Vittorio Pica, « les variées et curieuses planches d’études d’animaux et de fleurs d’une facture minutieuse et patiente, qui [font]repenser à quelques albums de Hokusai ». Nommé professeur de dessin à l’Académie royale des Beaux-Arts, il en prend la direction entre 1913 à 1920.
Son œuvre se compose de 728 gravures, chacune tirée à quelques dizaine d’exemplaires.
Le cabinet des Estampes et des Dessins de Liège et les collections artistiques
de l’université de Liège (Musée Wittert) conservent de nombreuses gravures et dessins de François Maréchal. Ses œuvres sont également présentes dans les collections du Minneapolis Institute of Art, du musée d’Art wallon, du musée de la Vie wallonne, de la Province de Liège et du musée des Beaux-Arts de Tournai.
Roberto Matta (1911 – 2002), de son vrai nom Roberto Sebastián Antonio Matta Echaurre, est originaire du Chili.
Après des études avortées d’architecture, il travaille avec Le Corbusier avant de voyager en Europe où il se lie avec Rafael Alberti, Federico Garcia Lorca, Alvar Aalto, Henry Moore, Roland Penrose et René Magritte.
Sa rencontre avec André Breton en fera un surréaliste, collaborant à la revue Minotaure et rencontre Yves Tanguy qui aura une grande influence sur son travail.
(né à Deauville en 1924 et mort à Paris le 28 décembre 1994)
Philippe Morisson peint de façon figurative de 1940 à 1945 figuratif. Puis après une courte période d’abstraction lyrique, il s’orienter vers la géométrie en 1947. Il expose au Salon des Surindépendants dans les années 1950, et se rapproche du groupe de la Galerie Denise René où il expose en 1961 avec Geneviève Claisse et Hugo Demarco.
Frère du poète Henri Pichette, James Pichette (1920-1996) expose pour le première fois au salon des Surindépendants en 1947 puis Salon des réalités nouvelles en 1950. Proche de Huguette Arthur Bertrand, il défend l’abstraction lyrique au Salon d’octobre 1952-53.
» Une curieuse fête de l’esprit s’organise en chaque œuvre de James Pichette – mais sans avoir l’air d’y toucher il nous suggère en outre quelques-uns des milles et un secrets de la peinture, courtoisement dissimulés sous les tours et les détours d’un moderne moine calligraphe. »
(Constantinople : 30 juillet 1916 – Avignon : 23 octobre 1985)
Peintre non figuratif français d’origine grecque de la nouvelle École de Paris. En 1942, il se lie avec Raymond Queneau et collabore avec les éditions de la NRF pour lesquelles il crée des maquettes de livres, des cartonnages de la NRF parfois appelés cartonnages Prassinos ou « reliés Bonet-Prassinos ».
(Paris : 7 août 1844 ; Juan-les-Pins : 5 mai 1907)
Caricaturiste dans le Journal amusant, Le Boulevard, L’Indépendance parisienne, La Vie parisienne, Les Faits-Divers illustrés, Félix Regamey fonde en septembre 1870, le Salut Public. Militant sous la Commune de Paris et doit s’exiler plusieurs années à Londres après l’échec de l’insurrection.
Ami de Rimbaud et Verlaine, il les aide financièrement lorsqu’ils arrivent en Angleterre en 1872.
Il part ensuite aux États-Unis et collabore au Graphic et au Harper’s Weekly. En 1876, à Philadelphie, durant l’Exposition universelle, il retrouve Émile Guimet qu’il avait rencontré à Londres quatre ans plus tôt. Tous deux entament alors un long périple qui va les conduire au Japon, en Chine, en Asie du Sud-Est puis en Inde avant de retrouver l’Europe.
Les aquarelles et les dessins presque ethnographiques de Régamey sont présentés à l’Exposition universelle de 1878 et publiés la même année dans les Promenades japonaises de Guimet.
En 1881, il est nommé inspecteur de dessin des écoles de la Ville de Paris.
(Córdoba : 11 janvier 1934 – Buenos Aires : 26 février 2022)
Étudiant en peinture aux Beaux-Arts de Córdoba, il complète sa formation et son oeil lors d’un voyage en Europe et en Afrique au début des années 50 durant lequel Seguí assiste aux cours de peinture et de sculpture des Beaux-Arts de Paris et de Madrid. D’abord inspiré par des peintres allemands figuratifs comme Otto Dix ou George Grosz, ses premières oeuvres traduisent une certaine ironie du monde.
À son retour en Argentine, il organise en 1957 sa première exposition avant de retourner parcourir l’Amérique Latine pour s’arrêter au Mexique où il étudie toutes les techniques de la gravure, notamment auprès des muralistes.
Finalement, Antonio Seguí s’installe à Paris après avoir représenté l’Argentine à la Biennale de 1963. Son style évolue alors vers une figuration plus absurde et humoristique qui le rapproche de Ferdinand Léger et Diego Rivera : il utilise de multiples techniques de dessin, de peinture et de gravure dans des univers urbains débordants de couleurs. La ville grouillante est un théâtre anonyme de personnages affairés sous leur chapeau.
Son travail est exposé dans le monde entier dans plus d’une centaine de musées et de galeries.
(Innsbruck : 14 septembre 1917 – Milan : 31 décembre 2007)
Architecte et designer italien, proche du mouvement contestataire de l’Antidesign et fondateur du groupe post-moderne Memphis dont les créations se distinguent par leur ligne épurée et leurs couleurs chatoyantes et unies.
Henri de Sta, de son vrai nom Henri de Saint-Alary, est un dessinateur et illustrateur français né à Versailles en 1846, décédé en 1920. Il a réalisé de nombreux dessins humoristiques pour la presse notamment pour Le Chat Noir (à partir de 1892), Mame, Le Paris Bouffon (1885), Le Rire (1897) et Le Charivari (1900). Il a également illustré des œuvres destinées à la jeunesse : Les Contes Moraux et Merveilleux, La Semaine de Suzette et Le Petit Journal Illustré de la Jeunesse.
Karin Székessy est une photographe allemande née le 17 avril 1938 à Essen. Formée entre 1957 et 1959 à l’Institut de photojournalisme de Munich, elle débute professionnellement dès la fin des années 1950. De 1960 à 1966, elle travaille comme photographe de reportage pour la revue Kristall. À partir de 1963, elle développe une œuvre personnelle centrée sur le nu féminin, le portrait et la figure humaine. Entre 1967 et 1969, elle enseigne la photographie de mode à la Werkkunstschule de Hambourg. Devenue indépendante au début des années 1970, elle collabore avec Der Spiegel, ZEITmagazin, Phot et Graphis. Son travail privilégie le noir et blanc, la lumière naturelle et une composition d’inspiration classique. En 1971, elle épouse l’artiste Paul Wunderlich, avec lequel elle entretient un dialogue esthétique durable. Elle reçoit plusieurs distinctions, dont le Prix Spezial de la Triennale de Freiburg (1977) et le Kodak Fotobuchpreis (1978). Elle publie plusieurs ouvrages de référence, parmi lesquels Les Filles dans l’Atelier (1969) et Dialogues (Kerber, 2015). Ses œuvres sont exposées internationalement depuis les années 1970. Des rétrospectives lui sont consacrées au Fotomuseum de Brême (1993) et au Museum für Kunst und Gewerbe Hamburg (2008). Ses photographies figurent dans des collections publiques et privées européennes. Karin Székessy est aujourd’hui considérée comme une figure majeure de la photographie artistique allemande contemporaine.
Pierre Tal Coat (né Pierre Jacob : 12 décembre 1905 – Clohars-Carnoët ; 12 juin 1985 – Saint-Pierre-de-Bailleul)
Né en 1905 à Clohars-Carnoët, à dix kilomètres de Quimperlé (Finistère), Pierre Jacob de son vrai nom, perd son père en 1915 qui meurt sur le front d’Argonne. et obtient une bourse de pupille de la Nation qui lui permet d’entrer à l’école primaire supérieure de Quimperlé. Mouleur et peintre céramiste à la faïencerie Henriot de Quimper en 1924, il dessine au crayon, au fusain ou au pastel, des personnages et des paysages de la campagne bretonne.
Arrivé à Paris en 1924, Tal Coat se lie avec le peintre Émile Compard, rencontre Auguste Fabre et Henri Bénézit, et expose dans leur galerie sous le pseudonyme de Tal Coat (« Front de bois » en breton). À partir de 1930, il se lie avec Francis Gruber, André Marchand, Gertrude Stein, Francis Picabia, Ernest Hemingway, Alberto Giacometti, Balthus, Antonin Artaud, Tristan Tzara et Paul-Émile Victor. À partir de 1932, il devient membre du groupe Forces nouvelles. En 1940, Tal Coat gagne Aix-en-Provence avec André Marchand, ville où se sont réfugiés de nombreux artistes, notamment Charles-Albert Cingria et Blaise Cendrars. Il participe en 1941 à l’exposition des Vingt jeunes peintres de tradition française organisée par Jean Bazaine et expose à la galerie de France en 1943. Rentré à Paris en 1945, il participe au premier Salon de Mai, puis retourne l’année suivante à Aix, où il fait la connaissance d’André Masson, du philosophe Henri Maldiney et du poète André du Bouchet qui demeureront ses intimes. Sa peinture devient alors non figurative.
Avec les artistes de la nouvelle École de Paris, la galerie de France (de 1943 à 1965), les galeries Maeght (de 1954 à 1974), Benador (de 1970 à 1980) puis la galerie H-M, la galerie Clivages et la galerie Berthet-Aittouarès exposent ensuite régulièrement sa peinture. En 1956, seize de ses peintures sont présentées à la Biennale de Venise avec celles de Jacques Villon et de Bernard Buffet. Aux côtés de Joan Miró et de Raoul Ubac, il collabore en 1963 aux réalisations de la Fondation Maeght avec une mosaïque pour le mur d’entrée et reçoit en 1968 le grand prix national des arts. Une exposition rétrospective lui est consacrée au Grand Palais à Paris en 1976.
(Malmedy ou à Cologne : 31 août 1910 ; 24 mars 1985 Dieudonne – France)
Élevé en Allemagne (Prusse), entre Cologne et Francfort, puis, à partir de 1919, en Belgique Raoul Ubac étudies à l’Athénée royal de Malmedy jusqu’en 1928. Après la lecture du premier Manifeste du surréalisme, il s’inscrit à la Sorbonne à Paris et noue des contacts avec les surréalistes dont Camille Bryen et d’Otto Freundlich et rencontre André Breton. Ses premières photographies d’assemblages de pierres trouvées sur l’île de Hvar l’incitent à s’inscrire à l’École d’arts appliqués de Cologne. Raoul Ubac expérimente alors de nouvelles techniques photographique : les procédés de brûlage, de solarisation et de pétrification, qu’il expose à Paris en 1933.
Sous le nom de Raoul Michelet et en collaboration avec Camille Bryen, il publie un deux recueils de poèmes et de photographies, Actuation poétique et L’Aventure des Objets .
Il côtoie Hans Bellmer, Victor Brauner, Benjamin Péret et Raoul Hausmann, participe l’Exposition internationale du Surréalisme, à La Louvière, première exposition surréaliste en Belgique, organisée par le groupe Rupture.
À partir de 1936, il travaille sur une série de photographies autour du Combat de Penthésilée, qu’il publiera en partie dans le revue Minotaure, en combinant de multiples procédés : association des négatifs, surimpression et solarisation, superposition ou décalage du négatif et du positif, qui donne une impression de pétrification, soufflage, fumage, brûlage ou voilage du cliché. Ubac apprend la gravure dans l’atelier de Stanley Hayter et expose quelques photographie en janvier 1938 à l’Exposition internationale du surréalisme.
En 1940, Raoul Ubac fonde avec René Magritte la revue L’Invention collective qui ne connaîtra que deux numéros et auxquels participeoriont André Breton, Achille Chavée, Fernand Dumont, Marcel Lefrancq, autre photographe surréaliste, Irène Hamoir, Marcel Lecomte, Marcel Mariën et Louis Scutenaire. Au début de la Seconde Guerre mondiale, Raoul et Agui Ubac, en compagnie des Magritte, de Scutenaire et d’Irène Hamoir, quittent Bruxelles, puis Paris pour Carcassonne (Aude) où demeure Joë Bousquet. En 1941, Raoul Ubac revient à Bruxelles où il présente une exposition de photographies dont le catalogue est préfacé par Paul Nougé. La galerie est fermée sur ordre des occupants. Ayant fait la connaissance du poète Jean Lescure qui la dirige, il collabore activement à la revue Messages, où il rencontre Paul Éluard, Raymond Queneau et André Frénaud, qui ne cessera d’accompagner amicalement son travail. En 1942, il illustre Exercice de la pureté de Jean Lescure.
Ce dernier lui présente Jean Bazaine et d’autres peintre non figuratifs. À partir de 1951, la galerie Aimé Maeght expose régulièrement ses gouaches et ses toiles, préfacées par André Frénaud, Georges Limbour, Claude Esteban ou Yves Bonnefoy. Ubac ne cesse simultanément de graver des ardoises qui deviennent à mesure des reliefs et dont il introduit en 1955 des fragments dans ses tableaux. Il acquiert en 1958 une maison à Dieudonne où il installe deux ateliers, pour la peinture et la sculpture.
Dans les années 1960, ses peintures, sur panneaux recouverts de résines amalgamées, réalisent une synthèse et un épanouissement, autour des thèmes des Labours et des Sillons, des Corps et des Torses, du double travail qu’il poursuivra jusqu’à sa mort. En 1968 une rétrospective de son œuvre est présentée à Bruxelles et au Musée d’art moderne de Paris. Ubac reçoit en 1973 le grand prix national des arts.
Fabienne Verdier (née en 1962 à Paris) est une peintre française contemporaine reconnue pour son langage pictural abstrait qui explore l’énergie, le mouvement et les forces naturelles. Après des études aux Beaux-Arts de Toulouse, elle part étudier la peinture traditionnelle chinoise auprès de maîtres en Chine pendant près de dix ans, expérience qui marquera profondément sa pratique. De retour en Europe, elle développe une gestuelle abstraite qui fusionne calligraphie orientale et abstraction occidentale, utilisant parfois des pinceaux monumentaux et des techniques innovantes intégrant le mouvement du corps entier. Son travail a été exposé internationalement et intégré dans d’importantes collections publiques et muséales.
Sélection d’expositions personnelles
Mute — Cité de l’architecture & du patrimoine, Paris (2025-2026)
(Damville – Eure : 31 juillet 1875 ; Puteaux – Hauts-de-Seine : 9 juin 1963)
Né Gaston Émile Duchamp, deuxième fils d’Eugène et de Lucie Duchamp, le futur Jacques Villon est le frère aîné du sculpteur Raymond Duchamp-Villon (1876-1918), du peintre, sculpteur et auteur Marcel Duchamp (1887-1968) et de l’artiste-peintre Suzanne Duchamp (1889-1963).
En 1904-1905, il étudie à l’Académie Julian, À partir de 1911, il organise chez lui, avec ses frères Raymond et Marcel, un groupe de discussion qui se rencontre régulièrement avec des artistes et des critiques comme Francis Picabia, Robert Delaunay, Fernand Léger et d’autres auxquels on donnera bientôt le nom de groupe de Puteaux.
En 1913, Villon, sept grandes pointes sèches, chefs-d’œuvre cubistes, où les formes se cassent en plans pyramidaux obscurcis. Il expose à l’Armory Show de New York, sa notoriété grandit tellement que dès les années 1930, il est mieux connu aux États-Unis qu’en Europe.
La galerie Louis Carré organise une exposition de son œuvre à Paris, en 1944. En 1950, il reçoit le prix Carnegie et, en 1954, il est nommé commandeur de la Légion d’honneur. L’année suivante, il reçoit la commande des vitraux de la cathédrale à Metz, La France. En 1956, le grand prix de la Biennale de Venise lui est décerné à l’exposition.
Born in 1878 in New York City, Herman Armour Webster went on to The Sheffield Scientific School at Yale University and upon graduation he sailed to Europe to attend the 1900 Universal Exposition in Paris. He reached Chicago in, 1901, and revealed to his family a desire to pursue the artist’s life in Paris. After spending two years unsuccessfully pursuing a business career in America, Webster enrolled at the Académie Julian, where he joined the studio of Jean-Paul Laurens, the Paris academician and professor at the École nationale supérieure des Beaux-Arts. He met Donald Shaw MacLaughlan and became interested in etching after viewing a portfolio of prints made by the visionary French artist Charles Méryon. Webster also took lessons from French printmaker Eugène Béjot.
His reputation grew quickly with the issuance of additional prints, and in 1907 Webster was made an Associate of the Royal Society of Painter-Etchers in London, as well as a member of both the Société Nationale des Beaux-Arts and the National Academy of Design. In 1915 Webster was awarded the Gold Medal at The Panama-Pacific Exposition in San Francisco.
Herman Armour Webster died in Paris in 1970. In 1974 his personal papers, reference articles, correspondence, and estate prints were placed in the Archives of American Art, at the Smithsonian Institution, as part of a commemorative exhibition of his work held by the National Collection of Fine Arts, and are preserved as an archive.
Peintre et dessinateur chinois, Zhu Xinjian est né en 1953 à Dufang (province du Jiangsu). Il a suivi une formation au Nanjing Art Institute (南京艺术学院), dont il est diplômé en 1980, avant de commencer à enseigner dans cette même institution. Il remporte la médaille d’argent à la VIᵉ Exposition nationale d’Art de Chine au début des années 1980.
À partir du milieu des années 1980, Zhu Xinjian séjourne à Paris, En 1990, il expose à l’Académie des Beaux-Arts de Paris (France), en 1993, au Musée d’Art et d’Histoire de Bruxelles (Belgique), et en 1994, à l’École du Cinéma de Munich (Allemagne).
Cette étape marque l’élargissement de son vocabulaire plastique, introduisant une hybridation entre traditions chinoises (peinture lettrée, calligraphie) et approches occidentales du corps et du dessin. À son retour en Chine, Zhu poursuit son enseignement et ses expositions tout en consolidant une œuvre personnelle considérée comme l’une des plus singulières du mouvement dit de la “new literati painting”. Il décède à Pékin en février 2014.
Expositions personnelles
Fin des années 1980 — Expositions personnelles, Paris (galerie privée).
2002 — Zhu Xinjian Painting Exhibition, Guangdong Museum of Art, Guangzhou.
2014 — Modern Recluse: Hermit Spirits of Zhu Xinjian, Today Art Museum, Pékin (ensemble rétrospectif).
2024–2025 — The Girl Next Door – The (New) Era of Zhu Xinjian, L+/Lucie Chang Fine Arts, Hong Kong.
2020 — Gone with the Tale: The Collection of Zhu Xinjian’s Drama-Themed Works, Nanjing East Gallery, Nanjing.
Expositions collectives
1989 — The New Literati Painting Exhibition (中国新文人画展), National Art Museum of China, Pékin.
2004 — New Freehand Chinese Ink Painting Exhibition, National Art Museum of China, Pékin.
Années 1990–2000 — Expositions collectives internationales (Europe et Asie), notamment en Belgique et en Allemagne.
Fils de Victor Vasarely, Yvaral est le cofondateur du groupe de recherche d’art visuel (GRAV) en 1960 avec Horacio Garcia Rossi, François Morellet, Francisco Sobrino, Joel Stein et Julio Le Parc.