Description
PREMIÈRE ÉDITION FRANÇAISE de The Stranger, traduit de l'anglais par François Villié et illustrée d'une carte dépliante.
Un des 10 premiers exemplaires sur pur fil Johannot ; suivent 75 exemplaires sur Alfa, dont 25 hors-commerce.
Préface inédite par Henry Miller, en français (8 pp).
Premier volume d'une trilogie retraçant cent ans de l'histoire d'une famille de pionniers dans la région californienne de Big Sur, The Stranger fut récompensé par le National Book Award puis adapté au cinéma par Jan Troell, en 1974, sous le titre Zandy's Bride. Blaze Allan, second volume de la trilogie, parut en 1944 (il en existe une traduction française, La Fille de Big Sur, 1951). The Road, demeuré inachevé, fut complété près d'une siècle plus tard par Gary M. Koeppel et connut une publication en 2012.
Henry Miller s'installa à Big Sur en 1944 et y fit immédiatement la connaissance de Lillian Bos Ross, établie dans la région, avec son époux, depuis 1924. Il raconte dans sa préface :
"Ce fut le début de quelque chose de bien plus grand qu'une amitié ; il serait plus exact de dire que ce fut l'initiation à une nouvelle forme de vie.
Quelques semaines plus tard, je lus The Stranger. Jusqu'alors, je n'avais été qu'un visiteur et l'hôte de Lynda Sargent. Mais la lecture de ce "petit classique" — comme on dit ici — acheva de me décider ; et je me fixai au Big Sur. "Pour la première fois de ma vie — ce sont les propres mots de Zande Allan, le héros de The Stranger — je me sentis chez moi dans le monde où j'étais né." J'avais enfin découvert une région qui répondît à mon attente, une région typiquement américaine, simple, primitive même, que rien encore n'était venu souiller." (p. 7)
Le texte de cette préface, en anglais, reparut dans le roman de Miller Big Sur and the Oranges of Hieronymus Bosch (1957).
Le traducteur François Villé, dans la seconde préface de l'ouvrage, regrette de n'avoir pu rendre avec exactitude le langage de l'auteur "qui tient à la fois du patois paysan et de l'argot citadin" (p. 15), et décrit son travail comme une invitation à découvrir le roman dans sa langue originale.







