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Les hortensias bleus

1896140 x 190 mm

ÉDITION ORIGINALE
UN DES 15 EX. SUR HOLLANDE
seul tirage en grand papier

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Description

ÉDITION ORIGINALE.
UN DES 15 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS SUR PAPIER DE HOLLANDE
, seul tirage en grand papier.

Annoncé par la presse qui en donne des extraits, le volume paraît le 29 mai 1896 avec une dédicace " à  D. G. D. Y. [Don Gabriel de Yturri] En témoignage et en mémoire  d’un rare et indissoluble pacte pour le bel et pour le bien."
Comportant à peu près quatre mille vers et des pièces de quatre à quatre cents vers, il est divisé en cinq parties – Introït, Chapelle Blanche, Chambre claire, Chambre obscure, Ite.

Lucien Daudet et Marcel Proust passent la journée du 28 mai à lire l'ouvrage offert par Montesquiou :
"Je viens de clore les Hortensias bleus, après en avoir effeuillé une partie à voix haute avec Marcel Proust, j’ai continué et fini ma lecture avec le recueillement que m’inspirent vos vers. [...]. Mais ce que je voulais vous exprimer, c’est tout le mystérieux et bienfaisant levain qu’ils contiennent pour moi et pour les esprits compréhensifs et bien nés, levain de beauté aiguë et de mélancolique et de grandiose aperçu de la vie, par qui la grâce nous paraît plus souple et belle, le laid plus ridicule et le génie plus précieux"

L'ouvrage divise pourtant les critiques, près de soixante articles paraissent, certains sont particulièrement acerbes comme ceux de  Jean Lorrain, de Viélé-Griffin  ou de Gustave Kahn, d'autres ne tarissent pas d'éloge comme Robin pour qui "l'harmonie d’une strophe  […] étreint au fond du cœur".  Flament replacera le recueil dans le riche contexte de l'année 1896,  lors de la publication de l'édition définitive en 1907 : "Ces Hortensias bleus [...] sont un monument d’un temps, ils ont le caractère de leur époque, ils sont le reflet des jours d’esthétisme, de déliquescence et de raffinement excessif de la pensée et des manières, que l’on vécut à Paris, et même en province, de 1889 à 1896.
Dans toute la production d’alors, cette production particulière, qui eut pour grands maîtres Verlaine et Mallarmé et de brillants adeptes comme M. André Gide, des satellites étrangers comme Oscar Wilde et des disciples agités, ardents et de grand talent, de violence et d’âpreté, comme Jean Lorrain, les poésies du comte Robert de Montesquiou resteront comme une des facettes les plus brillantes d’un très unique diamant littéraire" (Les Modes, no 74, Février 1907,)

Comme Les Chauves-Souris, Les Hortensia seront associés à Montesquiou, dont le un nouveau surnom, Hortensiou, s'entend dans les salons. Cette mode touchera les illustrateurs comme Lucien Métivet et Caran d’Ache qui représenteront l'auteur ou certains de ses amis habillé d'hortensia . "La Gandara exécutera bientôt un portrait d’Anna de Noailles avec cette fleur, emblème de la protection accordée par Robert à la poétesse" et "Il n’est pas jusqu’à un cheval qui est baptisé Hortensia, aux courses duquel Yturri se précipite à Maisons-Laffitte pour annoncer ses victoires au comte". 

De toute rareté. 

Antoine Bertrand, Robert de Montesquiou,  Garnier, 2021.

 

Paris,Charpentier,1896.In-8, Broché,140 x 190 mm,418 pp.

Couverture rempliée, non coupé, couverture lavée.

Bio

Robert de Montesquiou

(Paris : 19 mars 1855 – Menton : 11 décembre 1921)