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48 lettres autographes signées à Pol Vandromme (1959-2007)

1959

47 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES À PAUL VANDROMME

1 300 

1 en stock

Description

Ensemble de 47 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES (plus 1 lettre tapuscrite signée) de Jean Dutourd au journaliste et critique littéraire belge Pol Vandromme, datées du 29 novembre 1959 au 19 février 2007.
La correspondance atteste d'une longue amitié littéraire ; Dutourd, qui se considère incompris de la presse française, accueille avec joie les retours toujours positifs de Vandromme sur son oeuvre :

"Ce que vous dites du "Demi Solde" m'enchante et me console des bêtises que j'ai lues dans la presse parisienne. Êtes-vous le seul critique littéraire qui sache lire ?" (08/05/1965)
"Chaque fois que je publie un livre, je me dis : "Est-ce que Vandromme va aimer ça ?" Et chaque fois, Vandromme aime ça. Et seul à peu près [...] de toute la critique française, Vandromme aime ça pour les bonnes raisons. [...] Voilà le bonheur que vous me donnez, cher Vandromme, chaque fois que je publie un bouquin et la raison pour laquelle Le Rappel et ses jumeaux sont à nos yeux des journaux infiniment plus importants que le Figaro et le Monde." (06/02/1966)
"Il me semblait en effet que "L'École des jocrisses" n'était pas un livre tout à fait aussi honteux et aussi bête que l'écrit Claude Roy dans l'Observateur." (02/04/1970)
"Vive "le Vandromme" qui est le rayon de soleil, l'explosion de chaleur dans ma noire Sibérie d'homme de lettres parisien en 1972"
(09/11/1972)
"C'est vrai que je suis curieusement impopulaire. Ma femme prétend que ce n'est pas à cause de ce que j'écris mais de la manière dont je l'écris, c'est à dire, en fin de compte, du
style." (17/01/1981)
"J'ai déjà dû vous le dire vingt fois : chaque fois que je publie un livre, ce que j'attends avec le plus d'impatience est "mon Vandromme". C'est devenu une scie chez Flammarion. On m'accueille en me disant "Votre Vandromme n'est pas encore là" ou "Votre Vandromme est arrivé".
[...] Est-ce que j'écris pour quelqu'un ? Si oui, c'est pour vous." (12/02/1983)
"quand je lis ce que vous écrivez sur moi, j'ai l'impression (délicieuse) d'être mort— c'est à dire enfin reconnu, fêté, aimé, mis à une place éminente, regardé comme quelqu'un de bienfaisant et utile à l'Homme. Mieux encore : je me sens défendu contres toutes sortes de méchants bêtes, lesquelles d'ailleurs n'hésitent pas à vous dévorer posthumément !" (02/02/1985)

En retour, Dutourd n'est pas avare de compliments sur la production écrite de Vandromme. En plus de commenter ses chroniques littéraires, il l'encourage lors de la finalisation du Monde de Tintin (1959), loue ses biographies de Brel et Sagan ("Merci de m'avoir envoyé votre Sagan et votre Brel. En les lisant, je les ai bien enviés ces deux-là, de vous avoir comme historien. Peut-être que dans cinquante ans on ne se souviendra d'eux que grâce à vos deux bouquins. Se doutent-ils de leur veine?" 9/12/1977) ainsi que son essai Les gradins du Heysel, une morale pour le football (1985). En 1984, Dutourd félicite Vandromme lorsqu'il obtient le prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises décerné par l'Académie française, puis, à la parution de ses Lettres du nord, propose de le recommander pour le prix de la critique : "Bref, votre essai est superbe. En avez-vous envoyé 3 exemplaires au Secrétariat de l'Académie française pour le prix de l'Académie prochain ? Je vais actionner mes petits copains au Quai Conti pour qu'ils vous attribuent le grand prix de la critique." (04/07/1990)

Dutourd évoque au passage ses idées politiques ("je suis pour le rétablissement immédiat de la monarchie française." 13/01/1973), sa méthode d'écriture, ("ma moyenne d'écriture (style automobiliste) est d'une page à l'heure, qu'il s'agisse de roman, de tragédie ou d'article. Vous avez raison de dire que mes petits papiers de FS [France Soir] et FSM sont aussi sérieusement faits que le reste." 13/10/1985), ses projets de romans ("J'en ai par-dessus la tête de la politique qui me mange la cervelle et m'empêche d'écrire des gros romans. J'ai plaqué France-Soir et je me suis mis instantanément à un roman qui s'appelera peut-être "Histoire Moderne" (c'est à dire le contraire du "Nouveau roman")", 10/09/1986)....

ON JOINT une lettre autographe signée de Camille Lemercier, épouse de Jean Dutourd, à Vandromme :
"Si j'ai tant tardé  à vous remercier et à vous dire la joie profonde que m'avait causé votre triple feuilleton, c'est pour une raison qui vous semblera, je le sais, la plus sacrée de toutes. Depuis un mois, je suis vissée à la machine à écrire où je tape un livre que mon mari me dicte sans aucune note, sans aucune préparation, et qui est une merveille de finesse politique et de style. Cela s'appelle "Le Schéma" et vous devriez le recevoir vers la mi-octobre." (01/10/1997)
Son roman Les fanas du ciné, paru quelques mois plutôt, avait en effet été reçu positivement par Vandromme--Dutourd n'avait pas manqué de le remercier pour son article : "Moi aussi, je trouve que c'est un très bon roman, et qu'elle a fait là un brillant début. Mais ce n'est pas l'avis de son éditeur, qui s'est bien mal occupé d'elle. Les éditeurs sont décidément de curieux animaux, à qui on pourrait appliquer une phrase que mon père me disait quand j'étais petit : "On t'en donnera, des petit couteaux, pour les perdre!"

 

 

 

 

1959-2007. En feuilles,

48 cartes ou  lettres autographes signées (plus 1 lettre tapuscrite signée), 1 f. in-16° ou in-12° recto ou recto-verso sur papier ou carte à en-tête. 42 enveloppes conservées.

Bio

Jean Dutourd

 – Paris : 

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