Description
Grand portrait de Dominique Blanchar par Thérèse Le Prat, signé en noir dans le coin inférieur droit.
L'École des Femmes · 1946
En 1936, Louis Jouvet, directeur du théâtre de l'Athénée, crée l'une des premières adaptations modernes de L'École des femmes . S'il nourrissait depuis près de 14 ans le projet de monter la pièce de Molière, Jouvet butait sur les décors : intervient Christian Bérard, qui dessine, en plus de costumes d'un style nouveau, un décor mobile mécanique permettant de diviser l'espace scénique en deux lieux différents.
"C'est lui qui nous débarrassera du vestibule factotum et des décors malotrus d'une douteuse architecture dans lesquels on joue les pièces de Racine ", écrit Louis Jouvet dans le programme du théâtre de l'Athénée. La pièce est jouée sur une musique composée par Vittorio Rieti. C'est dans un premier temps Madeleine Ozeray qui interprète le rôle principal. Après la guerre, Dominique Blanchar prend la relève, et le 24 juin 1946 la pièce est reprise lors d’un spectacle exceptionnel donné à l’occasion de la Conférence de Paix. Les débuts de “Minou” sont triomphaux et, avec 675 représentations entre 1936 et 1951, la mise en scène accède rapidement au statut de mythe. Forte de ce succès, la troupe de l’Athénée fera voyager le spectacle : Egypte, Autriche, Pologne, Slovaquie, Italie, Espagne, Tunisie, Canada, New York… pour cette performance américaine, Dominique Blanchar obtiendra le Donladson award 1951 du “meilleur espoir féminin” (Best debut performance by an actress).
En 2001-2003, le Théâtre de l'Athénée confiera à Jacques Lasalle la réalisation d'une mise en scène "hommage" de L'École des femmes reprenant le décor de Bérard.
Tirage argentique de l’époque (300 x 400 mm), papier mat, un peu gondolé.





