Description
Seconde de la première traduction française d'Ondine, parue pour la première fois chez le même éditeur en 1818.
Exemplaire remis en vente, avec un nouveau feuillet de titre et un faux-titre, de l'édition de 1822. Elle constitue le tome XVII des oeuvres complètes de la traductrice, Isabelle de Montolieu.
L'ouvrage est illustré en frontispice d'une planche gravée par Delvaux d'après Ch. Chasselat.
L'exemplaire de Dominique Blanchar, offert par Louis Jouvet, avec envoi autographe signé sur la première garde blanche :
à Dominique Blanchar
en souvenir d'Édimbourg,
du Caire et d'Alexandrie !
Pour l'Ondine de Paris
de tout coeur
son chevalier servant
Hans Wittenstein, 3e
Wittenstein, Louis Jouvet
Noël 1948
Inspiré par le conte de la Motte Fouquet, Jean Giraudoux en donnera une adaptation pour le théâtre. "Peu importe que La Motte Fouqué ait entassé cent-soixante-dix volumes d'indigeste chevalerie et d'interminables saga. Du fait qu'il ait écrit Ondine, il est le Parsifal des écrivains, il n'a écrit qu'Ondine", affirme Giraudoux en 1939, année de la création d'Ondine au Théâtre de l'Athénée. Il ajoute un commentaire sur la genèse de l'oeuvre : "En 1909, Charles Andler, qui dirigeait les études de littérature allemande à la Sorbonne, chargea son étudiant Jean Giraudoux de lui apporter, le semaine suivante, un commentaire d'Ondine. Une excursion à Robinson, puis un siècle et une carrière particulièrement occupés ont retardé jusqu'à cette année ce commentaire qui a pris, grâce à Louis Jouvet, la forme d'une pièce" (reproduit dans "La Motte Fouqué", programme d'Ondine au Théâtre de l'Athénée, 1949)
La pièce sera reprise en 1947, avec Dominique Blanchar dans le rôle titre, au Festival d'Édimbourg, puis lors d'une tournée qui mènera la troupe de Louis Jouvet jusqu'en Égypte. Elle reparaîtra enfin au programme du théâtre de l'Athénée en 1949.
Charmante reliure de l'époque.
Dominique Blanchar naît le 2 juin 1926 dans une famille d’acteurs.
Sa mère, Marthe Vinot (1894-1974), a fait carrière dans le cinéma muet, tournant dans 29 films de Louis Feuillade en plus d’apparaître dans les productions de Gaston Ravel, Maurice Mariaud,
Luitz-Morat et Henri Diamant-Berger.
Son père, Pierre Blanchar (1892-1963), célèbre acteur de cinéma, metteur en scène qui monta Oedipe-Roi en plein conflit mondial - dans un décor de Picasso et une musique d'Honneger
- joua aussi le rôle de Stepan Trophimovitch dans Les Possédés sous direction d'Albert Camus.
Les soeurs Blanchar avait-elles d'autre choix de celui de l'Art Dramatique ?
Pierrette, l'ainée, part pour Milan en 1946 afin d’étudier le chant lyrique, tandis que Dominique prépare le concours d’entrée au Conservatoire.
Mais elle échoue, et pour la consoler, son père l’emmène à une représentation de La Folle de Chaillot , pièce de Jean Giraudoux donnée au Théâtre de l’Athénée. C’est à cette occasion qu’elle est
repérée par Louis Jouvet, directeur du théâtre. Jouvet, en effet, cherche une nouvelle Agnès pour sa reprise de L'École des femmes , et voit en "Minou" une candidate idéale.
La carrière de Dominique Blanchar débute donc sur les planches du Théâtre de l'Athénée. L'École des femmes, Dom Juan, Ondine, Le Tartuffe ... jusqu'à la mort de Louis Jouvet en août 1951, elle l'accompagne dans la plupart de ses projets, ainsi que dans ses tournées (Écosse, Égypte, Europe de l'Est, Afrique du nord, Amérique du nord), ne s'éloignant brièvement que pour tourner Le Secret de Mayerling , film de Jean Delannoy.
Demi-veau brun, dos lisse orné. Quelques piqûres sur le cuir, coins appuyés, accroc à la coiffe de tête, mors supérieur frotté. Rousseurs.








