Description
ÉDITION ORIGINALE posthume illustrée en frontispice d'un portrait de l'auteur par Picasso.
UN DES 15 PREMIERS EXEMPLAIRES - plus quelques ex. de présent - SUR JAPON comportant 4 états du portrait frontispice par Picasso (un sur Japon, 3 sur Chine dont cuivre barré). Tirage total de de 360 ex.
Exemplaires de présent imprimé pour Monsieur et Madame Pontramier signé par Jacqueline Apollinaire au feuillet de faux titre et truffé de 4 tirages supplémentaires du frontispice (volants, sous serpentes) : deux sur Chine, un sur vélin et un sur Japon.
L'exemplaire comprend au total 8 tirages du portrait.
Ces cinq portraits littéraires (Raoul Ponchon, Alfred Jarry, Rémy de Gourmont, Ernest Lajeunesse, Jean Moréas) avaient paru pour la première fois dans la revue Les Marges en 1909 et 1910 ; Apollinaire animait alors dans la même gazette, sous le pseudonyme de Louise Lalanne, une rubrique consacrée à la littérature féminine, et y égratignait ses "consoeurs". Pour donner plus d'épaisseur au personnage, Apollinaire avait également fait paraître quelques poèmes (dans Les Marges et deux autres revues) signés de ce nom. Au bout d'une année d'imposture, le directeur Eugène Montfort jugea bon d'éventer le secret : "Aujourd'hui Guillaume Apollinaire enlève sa perruque, son corsage et son jupon", annonça-t-il en janvier 1910.
On trouve également en fin de volume l'article "Anecdote de Willy sur Catulle Mendès", témoignage de Willy sur la jalousie de Catulle Mendès, commenté par Apollinaire et publié dans Les Marges le 15 juillet 1914.
Employé de l'entreprise "Avtsine et cie" appartenant à la famille de Claude Aveline, Pierre Pontramier, mobilisé, fut également leur "filleul" de guerre. Envoyé à Verdun malgré une blessure, il fut fait prisonnier. Claude Aveline, dont il devint l'ami intime, le décrit comme "Parisien et fier de l'être, flâneur insatiable des deux rives" (on pense au Flâneur des deux rives), portant le "large béret des chasseurs à pied qui convenait à ses yeux clairs et à sa petite barbe d'intellectuel, son véritable rêve". (Aveline, Moi par un autre)
Pontramier fit paraître une monographie sur Jules-Léon Perrichon ; Aveline en donna la préface.
Non-coupé. Dos et pourtour des plats insolés, petites déchirures au mors, petits plis à la couverture. Quelques témoins assombris.












