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Correspondance et contrat avec le producteur Ernest Rapp.

1957

4 lettres autographes signées et un contrat tapuscrit signé pour le film « Les Vignes du Seigneur« .
Rare ensemble.

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Description

4 lettres autographes signées et un contrat tapuscrit signé pour le film "Les Vignes du Seigneur".

Les frère Rupp, Ernest et Walter, furent les fondateurs de la société Fides-Films située rue Washington à Paris. Ernest produisit près de 30 films, entre 1935 et 1964, dont sept avec Fernandel : Meurtres (1950), Le Boulanger de Valorgue (1952), L'Ennemi public (1953), Le Printemps, l'automne et l'amour (1954), Le Chômeur de Clochemerle (1957), Les Vignes du Seigneur (1958) et Le Diable et les dix commandements (1962).

Au sujet du tournage du film La loi c'est la loi de Christian-Jaque tourné en Italie et sortie en salle le 17 septembre 1958. 2 pages sur une feuillet de 220 x 280 mm, papier en-tête de l'hôtel Florida à Cassino, Italie :

"Cassino, le 19 novembre 1957
Mon cher Ernest,
Ce mot en vitesse pour répondre à votre lettre du 13 au courant.
Je constate avec plaisir que l'exploitation en Belgique notre "Chômeur" poursuit une carrière qui avait laissé prévoir des le départ une prolongation, que je souhaite encore plus longue.
En ce qui me concerne le veto les jours à six heures pour partir dans La montagne, j'ai oublié tout confort et toute joie, on rentre le soir vers 18 heures mais hélas, ce ni aux Millreroses, ni à Carry, à Cassimo ville détruite à 100 % et reconstruite on est un peu isolé de tout et la gentillesse des habitants et du directeur de l'hôtel (ou j'occupe la seule chambre avec salle de bain) Me fait oublier ce séjour forcé de 5  semaines, si tout va bien, mais regretter malgré tout les heures agréables, les repas, l'amitié et le soleil de Velaux, ceci dit, le film ne sera, je crois, formidable et Anousckini est un type épatant, quant à Christian-Jaque nous sommes de trop vieux amis pour ne pas être d'accord sur tout, il y a aussi l'ambiance Fernandel retournage ou le rire est roi, enfin. Je patiente et je tourne en attendant mon entr'acte pour les fêtes à Marseille.
Entre nous, une lettre de [Georges] Liron, Me fait savoir que la situation de notre ami n'est pas très brillante à ce qui lui a dit, et qu'il est en train d'examiner les propositions qui pourra me faire, En vertu des accords passés, avouez que c'est assez paradoxal, on dirait que c'est moi, qui suis son débiteur, ne parler à personne de tout ceci, mais j'ai tenais à vous en informer, afin que vous puissiez tâter le terrain en dehors de Liron.
Je m'aperçois que mon mot s'est allongé et que leur passé, Il est exactement 7h10 du matin et je vais partir à mon village frontière de Vernafro exercer mon métier de douanier, un de plus !!!
Amitié autour de vous et bien affectueusement, Fernandel"

Au sujet du scénario avorté de Clochemerle-les-Bains qui devait faire suite au Chômeur de Clochemerle réalisé par Jean Boyer en 1957 dont Ernest Rupp était le Chef de production. Gabriel Chevalier en fera finalement un roman édité en 1963.
3 pages sur deux feuillets 212 x 300 mm,  sur le papier en-tête de l'hôtel les Milleroses à Marseille :

"28 sept. 1958
Mon cher Ernest,
Avant de partir voter je vous adresse la présente après avoir lu attentivement le premier jet de Clochemerle-les-Bains, et, malheureusement, je ne puis vous donner mon acceptation pour tourner ce sujet et je crois qu'il est inutile de faire travailler Jean et Chevalier le mois prochain sur un scénario inexistant et dépenser de l'argent pour rien, À mon avis il n'y a que le titre de commercial, personnellement, je ne tiens pas du tout à faire cette suite car je ne vois pas le bénéfice que je pourrait en tirer aussi bien au point de vue "standing" que financier, lorsque je ne sens pas quelque chose je ne dois pas insister, bien entendu, ceci n'est pas une dérobade et je vous laisse le soin de garder ou d'abandonner la date de fin mai. J'aurais besoin de votre réponse a ma rentrée à Paris.
Avec mes affectueuses amitiés.
Fernandel.

Suit le manuscrit autographe du commentaire du scénario:

Dimanche 10 heures
Concernant Clochemerle-les-Bains
Lecture de la continuité j'ai voulu au départ me faire une opinion favorable, malgré ma bonne volonté, Je ne suis pas arrivé et pourtant Jean, dans notre conversation après sa descente du train, avait assisté sur l'histoire Alba tire autour de ce résumé et que je ne devais pas, de ce fait, prendre une décision définitive avant d'avoir lu entièrement le travail qui devait commencer dès son retour avec Gabriel Chevallier. J'étais de son avis avant lecture, maintenant, je ne suis plus d'accord, En voici les raisons :
Allah premières images du film on voit Tistin et le bébé (rien de neuf) scène du bon dans le chômeur qui se répète en beaucoup moins drôle, c'est un détail me direz-vous, mais qui une grande importance pour une deuxième monture, continue, nous apprenons par la suite que Jeannette est morte. Assez facile pour se débarrasser d'un personnage doit on a plus besoin, et un peu pénible. Ensuite nous revoyons Tistin au village et au café poursuivi par des quolibets des habitants, scène existante dans le chômeur qui n'apporte rien de nouveau mais une pâle copie du premier film.  Ainsi avec Beausoleil Babette etc. Il ne m'ont pas fait sourire et nous arrivons à l'histoire de la source. Je passerai sur les explications de de l'eau et du vin pour arriver à la partie n°2 du scénario Tistin disparaît. Quand je dis disparaît, c'est que le quitte sa ligne de Clochemerle pour prendre un ton sérieux qui ne correspond plus au titre de ce pauvre chômeur, truculent, sympathique amusant et même poétique, devient un «monsieur » qui a réussi (quelle invraisemblance, avec quoi ?) avec une fantaisie gardée, 'il ne peut conserver la nature de son premier personnage et qui ressemble beaucoup plus à Mario de Coiffeur pour Dames qu'a Tistin le "Chômeur".
Pour terminer, il y avait dans notre premier film, ceci : un type qui ne travaille pas s'inscrit au chômage et après les aventures reçoit la médaille du travail, 4 ou 5 scènes, bien dialoguées et un climat. Dans le second, il n'y a rien et je ne puis moi faire pleine et entière confiance à Chevallier, car je ne serai pas là pour discuter mon point de vue, qui est, très certainement différent du sien."

Fernandel critique le scénario de "La Belle Américaine" et préfère le retourné au producteur. Le film sera finalement tourné et sortira en 1961, Louis de Funès tenant le rôle principal.
1 page (136 x 210 mm) papier en-tête Fernandel :

"Capvery le 31 août 1958
Mon cher Ernest,
Je viens de terminer la lecture du scénario "La Belle Américaine" et je m'empresse de vous donner mon avis il n'est pas favorable, je savais d'avance que c'était du burlesque et je comptais trouver, avec le départ, des gags Plus vraisemblable que c'est du sujet, or, il n'y a rien à part quelques scènes drôles pour les comparses et la situation, rarement pour le rôle principal. L'histoire du coffre de voiture n'importes des effets qu'à ceux qui sont autour, le concours d'élégance et pour le rôle féminin, quant à l'histoire de l'ambassade Elle ressemble début hausse qu'est-ce que j'avais avec Nadia Gray dans Sénéchal, il a rencontre avec le président du conseil est injouable, on ne peut, de plus, ridiculiser un chef de gouvernement. Voilà en toute sincérité ce que je pense de ce sujet que je retourne votre bureau.
Avec mes affectueuses amitiés. Fernandel"

Contrat tapuscrit (4 pages sur 4 feuillets de 210 x 270 mm) pour le rôle principal du film "Les Vignes du Seigneur" tiré de la pièce de Robert de Flers et Francis de Croisset. Il 's'agit de l'exemplaire du producteur Ernest Rupp comportant sur chaque page la signature autographe de Fernandel.
Réalisé par Jean Boyer, "Les Vignes du Seigneur" furent tournée en huit semaines à partir du 27 mai 1958, avec au côté de Fernandel, Pierre Aux et Simone Valère.
Selon Fernandel, qui aborde le sujet dans la lettre qui suit, les conditions financières de l'engagement, 29 millions de francs plus vingts millions de francs complètementaires, seraient particulièrement avantageuse.
2 pages sur un feuillet de 185 x 265 mm, sur papier en-tête du Weldorf-Astoria Hôtel, the Tower New-York :

"New-You le 6 mai 1959
Mon cher Ernest,
Après une tournée triomphale, mais combien fatigante, me voici de retour à New York depuis depuis  ce matin 8 heures ou je dois rencontrer encore beaucoup de monde avant de quitter l'Amérique demain midi par le Flandre, si la mer est belle je vais pouvoir me reposer.
La veille de mon départ j'ai rencontré Tenoudji je voulais faire le film que je vais tourner avec Bernard Bordérie, après une entrevue avec Liron j'ai dis a ce dernier de ne plus donner suite car Fenoudji voulait signer avec moi aux mêmes conditions que pour les "Vignes" il était dans son droit de ne pas payer les conditions demandées par moi d'abord et par Liron ensuite car personnellement je ne lui avais rien demandé, la seule chose qui à mon avis est embêtante, c'est qu'il a en mains le contrat des Vignes et que tout le monde peut le consulter c'est-à-dire être au courant d'un prix spécial que je n'avais consenti qu'à vous, ont raison de notre amitié. Je vous demande de dire à Tenoudji que ce contrat a été acceptée par mois pour vous seul et que si vous n'aviez pas été coproducteur dans cette affaire jamais Morguestern ou un autre n'aurait pu me décider a signer à ces conditions. Ceci dit je fais le film avec Raymond Borderie à mon prix habituel.
Il y a quatre films à moi New York en ce moment, je crois que je vais venir m'y installer pour pêcher dans l'Hudson, quand même, quel beau pays la France.
Toutes mes amitiés à vous trois.
Fernandel."

BEL ENSEMBLE PEU COURANT.

1957, 1958, 1959.

Bio

Fernandel

Fernand Joseph Désiré Contandin

(né le 8 mai 1903 à Marseille et mort le 26 février 1971 à Paris)