{"id":6602,"date":"2019-07-04T17:54:30","date_gmt":"2019-07-04T15:54:30","guid":{"rendered":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/?post_type=product&#038;p=6602"},"modified":"2019-07-31T10:57:01","modified_gmt":"2019-07-31T08:57:01","slug":"lecole-des-menages-tragedie-bourgeoise","status":"publish","type":"product","link":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/shop\/balzac-honore-de\/lettres\/lecole-des-menages-tragedie-bourgeoise\/","title":{"rendered":"L'\u00c9cole des M\u00e9nages - Tragedy - Bourgeoise"},"content":{"rendered":"<p><em>L'\u00c9cole des M\u00e9nages, trag\u00e9die bourgeoise en 5 actes et en prose.<\/em><\/p>\n<p><strong>UNE VERSION INEDITE COPI\u00c9E SUR LE MANUSCRIT AUJOURD'HUI DISPARU.<\/strong><\/p>\n<p>La pi\u00e8ce se pr\u00e9sente sous un volume in-quarto, <strong>enti\u00e8rement calligraphi\u00e9 par un copiste<\/strong>, \u00e9tabli \u00e0 la demande de l'\u00e9crivain Ludovic Hal\u00e9vy (1834-1908) sur le manuscrit autographe d'Honor\u00e9 de Balzac. Ce manuscrit a aujourd'hui disparu.<\/p>\n<p><strong>Une note autographe sign\u00e9e<\/strong> de Ludovic Hal\u00e9vy sur la page de titre :<\/p>\n<blockquote><p>\"H. Balzac -<br \/>\nIn\u00e9dit .<br \/>\nJ'ai fait prendre copie de cette pi\u00e8ce de Balzac sur le manuscrit qui est entre les mains de Calmann L\u00e9vy.<br \/>\nJan. 1887.<br \/>\nLudovic Hal\u00e9vy\"<\/p><\/blockquote>\n<p>Le manuscrit fut r\u00e9dig\u00e9 et remani\u00e9 par Balzac entre 1837 et 1839 avec le concours de Charles Lassailly et probablement de Laure Surville. Balzac fit ensuite tirer quelques \u00e9preuves, qu'il utilisa, comme \u00e0 son habitude, pour corriger et r\u00e9viser la pi\u00e8ce. \u00a0Le manuscrit originel ne figurait pas dans les archives de l'auteur achet\u00e9es par le collectionneur Lovenjoul apr\u00e8s la mort d'\u00c9velyne Ha\u0144ska. Selon Pierre Descaves, qui cite le directeur de l'Od\u00e9on\u00a0Charles de Rounat, ce manuscrit fut d\u00e9pos\u00e9 en 1868 au th\u00e9\u00e2tre de l'Od\u00e9on sans explication <em>\"comme jadis on d\u00e9posait, au tour de la rue d'Enfer, les enfants trouv\u00e9s\".<br \/>\n<\/em>Enfin, la note d'Halevy qui figure sur notre copie, indique que le manuscrit \u00e9tait entre les mains de Calmman L\u00e9vy en 1887.<br \/>\n<strong>Depuis cette date, on ne trouve aucune trace du manuscrit<\/strong>. L'ensemble des recherches et des \u00e9ditions reproduit le texte des \u00e9preuves corrig\u00e9es pass\u00e9es des archives de l'auteur, \u00e0 la collection de Lovenjoul, puis l\u00e9gu\u00e9es \u00e0 l'Institut de France et conserv\u00e9 aujourd'hui sous les cotes\u00a0Ms Lov. A 65-65 ter et G 1040-1042.<br \/>\nLovenjoul cite les \u00e9preuves corrig\u00e9es comme l'unique source de <em>L'\u00c9cole des m\u00e9nages<\/em>, sans jamais mentionner le manuscrit.<br \/>\n<strong>Notre copie faite sur le manuscrit montre une version ant\u00e9rieure \u00e0 celle connue jusqu'\u00e0 ce jour, elle est donc le seul t\u00e9moin de la gen\u00e8se de cette pi\u00e8ce.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L'histoire de <em>L'\u00c9cole des m\u00e9nages<\/em>\u00a0est pleine de rebondissement, tant dans sa gen\u00e8se, son abandon que sa red\u00e9couverte.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">UNE PI\u00c8CE REFUS\u00c9E ET PERDUE<\/span><\/p>\n<p>Commenc\u00e9e en f\u00e9vrier 1837, sous le titre <em>Premi\u00e8re Demoiselle<\/em> ou la <em>Demoiselle de magasin<\/em>, Balzac en \u00e9crivit une premi\u00e8re version dont il soumit par lettre le plan \u00e0 madame Hanska. Celle-ci d\u00e9couragea l'auteur qui d\u00e9cida de suspendre le travail qui reprit qu'en mars 1838 apr\u00e8s avoir eu l'approbation de George Sand et de madame de Surville. La pi\u00e8ce prit son titre d\u00e9finitif <em>L'\u00c9cole des m\u00e9nages<\/em>, et devait \u00eatre jou\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre de la Renaissance apr\u00e8s le\u00a0<em>Ruy Blas<\/em> d'Hugo . Les n\u00e9gociations de Balzac avec Joly, directeur du th\u00e9\u00e2tre, pouss\u00e8rent l'auteur \u00e0 retravailler sa pi\u00e8ce avec l'aide de Charles Lassailly. G\u00e9rard de Nerval, qui faisait au feuilleton de <em>La Presse<\/em> l'int\u00e9rim de Th\u00e9ophile Gautier, retra\u00e7a cet \u00e9pisode apr\u00e8s la mort de Balzac dans le num\u00e9ro du 7 octobre 1850.<br \/>\nBalzac organisa deux lectures, la premi\u00e8re dans le salon de madame Couturier de Saint-Clair, la seconde chez le marquis de Custine. Malgr\u00e9 le grand succ\u00e8s des lectures, la pi\u00e8ce fut finalement d\u00e9programm\u00e9e au profit de <em>l'Alchimiste<\/em> d'Alexandre Dumas, jou\u00e9 pour la premi\u00e8re fois le 10 avril 1839. Balzac se d\u00e9couragea et renon\u00e7a sa pi\u00e8ce ; remis\u00e9e au fond d'un carton, elle ne fut retrouv\u00e9e que 28 ans apr\u00e8s sa mort.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">LA RED\u00c9COUVERTE\u00a0<\/span><\/p>\n<p>L'histoire de cette red\u00e9couverte\u00a0d\u00e9crite par\u00a0\u00a0le vicomte de Spielberch de Lovenjoul, qui fut probablement le plus grand collectionneur balzacien, est relat\u00e9e en d\u00e9tail dans le chapitre <em>Les aventures de l'\u00c9cole des m\u00e9nages\u00a0<\/em>publi\u00e9 en\u00a01897 dans l'ouvrage <em>Autour d'Honor\u00e9 de Balzac.<\/em><\/p>\n<p>Une mince plaquette imprim\u00e9e, corrig\u00e9e par l'auteur fut remarqu\u00e9e pour la premi\u00e8re fois le 15 mars 1878 par Lovenjoul\u00a0sur le catalogue de la librairie Balleu \u00e0 Paris. N'ayant pu l'acheter \u00e0 temps, il parvint \u00e0 l'\u00e9changer contre des lettres et oeuvres in\u00e9dites de Charles Baudelaire. Il d\u00e9couvrit alors une pi\u00e8ce in\u00e9dite, imprim\u00e9e par la maison Everat en 1839 \u00e0 seulement quelques exemplaires, mais dont Lovenjoul poss\u00e9dait l'unique rescap\u00e9. En 1905, Lovenjoul l\u00e9gua l'ensemble de sa collection, qui comprenait notamment la quasi-totalit\u00e9 des manuscrits et \u00e9preuves corrig\u00e9es de Balzac, \u00e0 l'Institut de France. En 1907, Louis Carteret \u00e9tablit l'\u00e9dition originale en volume reprenant le texte de la plaquette d\u00e9couverte par Lovenjoul dont une lettre sert d'introduction. \u00c0 la lecture de l'ouvrage, Jules Claretie en fera une pi\u00e8ce pr\u00e9naturaliste : <em>\"[l'\u00c9cole des m\u00e9nages] n'est apr\u00e8s tout que l'anc\u00eatre du th\u00e9\u00e2tre libre, que le romancier, en veine de drames, avait devanc\u00e9 une \u00e9tude sp\u00e9ciale comme celle que Zola intitulait\u00a0<\/em>Au Bonheur des Dames.<em>\"<\/em><\/p>\n<p>La pi\u00e8ce fut repr\u00e9sent\u00e9e pour la premi\u00e8re fois par Andr\u00e9 Antoine, fondateur du <em>th\u00e9\u00e2tre libre,<\/em> le 12 mars 1910 dans la salle R\u00e9publique du Th\u00e9\u00e2tre de l'Od\u00e9on. <em>\" Il n'y eut que sept repr\u00e9sentations, satisfaisantes quant aux recettes [\u2026]. Les r\u00e9actions du public \u00e9taient favorables. Celle de la presse et de la critique d\u00e9pass\u00e8rent toute esp\u00e9rance. Balzac avait attendu soixante-et-onze ans pour \u00eatre, enfin jou\u00e9. Il gagnait largement la partie.\"<\/em>\u00a0(<em>Balzac, Dramatiste<\/em> ,\u00a0Pierre Descaves)<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">LA VERSION ORIGINELLE IN\u00c9DITE.<\/span><\/p>\n<p><strong>Notre copie, \u00e9tablie en 1887 sur le manuscrit original aujourd'hui disparu, montre une version tr\u00e8s diff\u00e9rente du texte imprim\u00e9 depuis 1907.<\/strong><\/p>\n<p>Une comparaison attentive des deux textes nous a permis de relever <strong>plus d'une centaine de diff\u00e9rences<\/strong>, allant de la simple suppression \/ ajout de mots ou de courtes phrases dans certaines r\u00e9pliques, \u00e0 la pr\u00e9sence de nouvelles r\u00e9pliques et surtout de <strong>deux nouvelles sc\u00e8nes, d'importantes tirades, de ressorts dramatiques diff\u00e9rents et d'une phrase finale sous forme de morale.<\/strong><\/p>\n<p>En effet, l'acte IV compte 14 sc\u00e8nes dans la version imprim\u00e9e et 16 dans notre copie. Les sc\u00e8nes 5 et 6 ont disparu de la version imprim\u00e9e :<\/p>\n<ul>\n<li>La sc\u00e8ne 5 originelle comporte un monologue du caissier Roblot particuli\u00e8rement comique ;<\/li>\n<li>la sc\u00e8ne 6 permet \u00e0 Adrienne de donner une lettre \u00e0 Roblot qui fera basculer la pi\u00e8ce dans la sc\u00e8ne suivante. Dans la version imprim\u00e9e, cette lettre n'existe pas, c'est une autre lettre donn\u00e9e au d\u00e9but de l'acte II qui sert de ressort dramatique (cette lettre est pr\u00e9sente dans les deux versions).<\/li>\n<li>Les contenus des lettres lues par Mr G\u00e9rard sont aussi tr\u00e8s diff\u00e9rents: Roblot et Adrienne sauvent la maison avec leurs \u00e9conomies dans notre copie alors que seule Adrienne donne son argent dans la version imprim\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les diff\u00e9rences montrent aussi leurs importances dans la sc\u00e8ne finale de l'acte V,\u00a0dans laquelle\u00a0G\u00e9rard et Adrienne devenus fous, ne se reconnaissent plus. <strong>L'amour persistant entre les deux personnages apparait davantage dans deux tirades pr\u00e9sentent uniquement dans notre copie<\/strong>. \u00a0La sc\u00e8ne commence lorsque le juge vient les questionner avant de prononcer leur \"interdiction\" [tutelle] \u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>Apr\u00e8s l'insistance du Juge, G\u00e9rard dans une longue tirade cite une lettre d'amour d'Adrienne :<em> \"<\/em>[\u2026]<em> j'ai bien senti que ma raison revenait, quand j'ai pens\u00e9 \u00e0 mon amour\u2026 ne vous laissez pas aller au d\u00e9sespoir, \u00f4 mon bienfaiteur ch\u00e9ri ! Je vis bien moi que tout le monde accable\u2026 je vis pour vous aimer et vous consacrer mon existence , en restant toujours pure\u2026\"<\/em><\/li>\n<li>Adrienne r\u00e9pond aussi dans un long monologue en citant une lettre de G\u00e9rard : \"[\u2026]<em> Demain, je serai pr\u00e8s de toi, et nous fuirons ensemble\u2026qu'aucun vain scrupule ne t'arr\u00eate ! pourquoi tant de m\u00e9fiance avec tant de passion !\u2026 Ah tu le sais si, en expirant \u00e0 tes pieds de d\u00e9sir et d'amour, j'ai jamais abus\u00e9\u2026 Le d\u00e9lire \u00e9tait \u00e0 son comble, tu n'eusses point r\u00e9sist\u00e9 alors\u2026 mais ta confiance \u00e9tait ton pr\u00e9servatif, et ton amant, trop heureux d'\u00eatre aim\u00e9, n'eut m\u00e9rit\u00e9 que ta haine, s'il eut profit\u00e9 d'une surprise\u2026\"<\/em><\/li>\n<li>Dans la version imprim\u00e9e le Juge d\u00e9clare : \"<em>Je ne prolongerai pas cette sc\u00e8ne p\u00e9nible pour vous\u2026 le tribunal prononcera l'interdiction<\/em>\" et <strong>ces deux tirades ont \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9es<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Enfin, la pi\u00e8ce se termine dans la version imprim\u00e9e par cette r\u00e9plique de Mme G\u00e9rard :<\/p>\n<ul>\n<li><em>\"Nos malheurs sont irr\u00e9parables; vous resterez ici, vous, pour que votre bonheur ne soit pas afflig\u00e9 de ce spectacle. Anna et moi nous les emm\u00e8nerons \u00e0 la campagne. S'il y avait une crise favorable, nous serions loin du monde\u2026 Ah ! nous avons tous fait de grandes fautes !\"<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans le manuscrit Balzac avait ajout\u00e9 une morale qui a disparu par la suite:<\/p>\n<ul>\n<li>[\u2026]\u00a0<em>Ah ! nous avons tous fait de grandes fautes, <strong>et je vois trop tard que si l'harmonie des m\u00e9nages est souvent troubl\u00e9e par les hommes, elle peut toujours \u00eatre maintenue ou r\u00e9tablie par le d\u00e9vouement et l'indulgence des femmes.\"<\/strong><\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette version originelle copi\u00e9e sur le manuscrit (aujourd'hui perdu) de la collection Calmann L\u00e9vy semble \u00eatre rest\u00e9e inconnue jusqu'\u00e0 ce jour.<\/p>\n<p><strong>Les versions in\u00e9dites des oeuvres de Balzac sont de toute raret\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>On joint un exemplaire de l'\u00e9dition original en volume, \u00e9tablie comme \u00e9voqu\u00e9 sur les \u00e9preuves corrig\u00e9es :<\/p>\n<p><em>L'\u00c9cole des m\u00e9nages<\/em><br \/>\nParis, Carteret, 1907. Grand in-8, 180 x 270 mm, broch\u00e9, 239 pp. \u00e9tui demi-maroquin caramel \u00a0\u00e0 long grain.<br \/>\n<strong>\u00c9DITION ORIGINALE.<\/strong><br \/>\n<strong>UN DES 75 PREMIERS EXEMPLAIRE SUR JAPON<\/strong>.<br \/>\nCelui-ci nominatif, offert \u00e0 Jules Claretie, comportant un envoi autographe sign\u00e9 de l'\u00e9diteur:<\/p>\n<blockquote><p>\"[exemplaire offert \u00e0 M]onsieur Jules Claretie<br \/>\navec tous les remerciements de l'\u00e9diteur<br \/>\nL. Carteret\".<\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Provenance :<\/span> Ludovic Hal\u00e9vy, note autographe sign\u00e9e, ex-libris grav\u00e9 contre-coll\u00e9.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">R\u00e9f\u00e9rence<\/span><i> :<br \/>\n<em>Autour de Honor\u00e9 de Balzac, v<\/em><\/i>icomte de Spielberch de Lovenjoul, 1897.<i><br \/>\nExposition Balzac<\/i>, n\u00b0324, Pierre B\u00e9res, 1949.<br \/>\n<em>Les travaux et les jours d'Honor\u00e9 de Balzac<\/em>, page 169 et 174, St\u00e9phane Vachon, 1992.<br \/>\n<em>Balzac: Dramatiste<\/em>,\u00a0Pierre Descaves<br \/>\n<em>Balzac, l\u2019\u00e9ternelle gen\u00e8se<\/em>,\u00a0Jacques Neefs \u00e9d., 2015<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L'\u00c9cole des M\u00e9nages, a bourgeois tragedy in 5 acts and prose. AN UNPUBLISHED VERSION COPIED FROM THE NOW LOST MANUSCRIPT. The play is presented in a quarto volume, entirely calligraphed by a copyist, drawn up at the request of the writer Ludovic Hal\u00e9vy (1834-1908) on the autograph manuscript by Honor\u00e9 de Balzac. This manuscript has now disappeared. 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