{"id":20018,"date":"2025-03-19T14:54:25","date_gmt":"2025-03-19T13:54:25","guid":{"rendered":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/?post_type=product&#038;p=20018"},"modified":"2025-03-25T15:30:00","modified_gmt":"2025-03-25T14:30:00","slug":"bubu-marie-donadieu-croquignole-les-ex-de-marguerite-audoux","status":"publish","type":"product","link":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/shop\/philippe_charles-louis\/lettres\/bubu-marie-donadieu-croquignole-les-ex-de-marguerite-audoux\/","title":{"rendered":"Bubu, Marie Donadieu, Croquignole... ex. of Marguerite Audoux,SET OF 5 ORIGINAL EDITIONS,FROM THE LIBRARY OF MARGUERITE AUDOUX,Beautiful bindings signed Lortic"},"content":{"rendered":"<p><strong>ENSEMBLE DE 5 \u00c9DITIONS ORIGINALES<\/strong>, oeuvres de Charles-Louis Philippe et num\u00e9ro sp\u00e9cial de <em>La Nouvelle Revue Fran\u00e7aise<\/em> consacr\u00e9 \u00e0 l'\u00e9crivain.<br \/>\nTous sont issus <strong>DE LA BIBLIOTH\u00c8QUE DE MARGUERITE AUDOUX,<\/strong> qui les fit relier \u00e0 l'identique par Marcelin Lortic vraisemblablement \u00e0 la fin 1911 (elle \u00e9crit \u00e0 cette \u00e9poque \u00e0 Valery Larbaud \"<em>je ne t'envoie pas moi-m\u00eame les deux livres de Philippe que tu me demandes parce qu'ils sont chez le relieur<\/em>\").<br \/>\n<strong>3 des ouvrages portant un ENVOI AUTOGRAPHE SIGN\u00c9.\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>\"<em>Je crois<\/em>\", \u00e9crit Charles-Louis Philippe \u00e0 Maurice Barr\u00e8s en 1903, \"<em>\u00eatre en France le premier d'une race de pauvres qui soit all\u00e9e dans les lettres<\/em>\". Issu d'une famille modeste, Charles-Louis Philippe monte \u00e0 Paris pour s'\u00e9tablir comme po\u00e8te symboliste, mais se tourne bient\u00f4t vers la prose. Ses romans, qu'on associera plus tard au courant de la litt\u00e9rature prol\u00e9tarienne, lui valent le soutien d'Octave Mirbeau. Ce dernier \u00e9choue cependant par deux fois \u00e0 lui faire obtenir le Goncourt. Marguerite Audoux, autre prot\u00e9g\u00e9e de Mirbeau, ne sera pas plus chanceuse.<\/p>\n<p>Charles-Louis Philippe fait la connaissance de celle qui n'est pas encore l'auteur de <em>Marie-Claire<\/em> au printemps 1900. Elle d\u00e9crit leur rencontre en ces termes : \"<em>Il parlait avec un accent que j'avais entendu dans mon enfance, et aussit\u00f4t qu'il sut que j'\u00e9tais d'un pays tr\u00e8s peu \u00e9loign\u00e9 du sien, il me rappela des mots de patois que j'avais oubli\u00e9s et qui nous rapproch\u00e8rent comme un lien de parent\u00e9.\"\u00a0<\/em>(\"Charles-Louis Philippe \u00e0 Paris\", <em>Le Travail,<\/em> 24 d\u00e9cembre 1910). Membre du groupe \"de Carnetin\", il l'aurait attendue chaque semaine \u00e0 la gare, annon\u00e7ant : \"<em>J'aime mieux manquer tous les trains que de la laisser seule un dimanche<\/em>\" (Audoux, \"Souvenirs\", <em>La Nouvelle Revue Fran\u00e7aise<\/em>, 15 f\u00e9vrier 1910)<\/p>\n<p>C'est ainsi en ami que Charles-Louis Philippe accompagne la gen\u00e8se de <em>Marie-Claire : <\/em>dans l'atelier de la rue Victor-Consid\u00e9rant, il en fait aux fid\u00e8les de Carnetin la toute premi\u00e8re lecture \u00e0 voix haute,\u00a0puis en d\u00e9couvre les nouveaux chapitres au fur et \u00e0 mesure de leur lente r\u00e9daction. Mirbeau note, dans sa pr\u00e9face \u00e0 l'\u00e9dition Fasquelle : \"<em>Charles-Louis Philippe l'encouragea particuli\u00e8rement, mais jamais il ne lui donna de conseils. Adress\u00e9s \u00e0 une femme dont la sensibilit\u00e9 \u00e9tait si \u00e9duqu\u00e9e d\u00e9j\u00e0, la volont\u00e9 si arr\u00eat\u00e9e, le temp\u00e9rament si affirm\u00e9, il les sentait encore plus inutiles que dangereux<\/em>.\" Il aurait, tout au plus, effectu\u00e9 un travail de correction de la syntaxe.<\/p>\n<p>Charles-Louis Philippe meurt brutalement d'une fi\u00e8vre typho\u00efde le 21 d\u00e9cembre d\u00e9cembre 1909. Le manuscrit est \u00e0 peine achev\u00e9, mais \"<em>Marguerite Audoux ne veut plus entendre parler d'\u00e9diteur, tant le livre \u00e9tait pour elle li\u00e9 \u00e0 son ami<\/em>\" (Garreau, \"Marguerite Audoux \u00e0 Paris\", 1997). Qu'importe, la machine est lanc\u00e9e, et bient\u00f4t Octave Mirbeau intervient aupr\u00e8s de<em> La Grande Revue<\/em>. Malgr\u00e9 cela, le premier texte publi\u00e9 par Audoux n'est pas <em>Marie-Claire<\/em> : elle signe en effet un article sur Charles-Louis Philippe dans le num\u00e9ro hommage de la NRF du 15 f\u00e9vrier 1910. Audoux y \u00e9voque ses relations avec Berthe M\u00e9t\u00e9nier et Marie Donadieu, la premi\u00e8re lecture d'un chapitre du <em>P\u00e8re Perdrix<\/em> au futur groupe de Carnetin, sa maladie, sa mort enfin, dont le r\u00e9cit pr\u00e9figure et reprend \u00e0 la fois celui de la mort de Soeur D\u00e9sir\u00e9e-des-Anges dans les derni\u00e8res pages de <em>Marie-Claire<\/em>.<\/p>\n<p>Pour ajouter au chagrin de Marguerite Audoux, la m\u00e8re et la soeur du mort m\u00e8nent campagne contre elle : toutes deux soutiennent en effet que Charles-Louis Philippe serait le v\u00e9ritable auteur de <em>Marie-Claire<\/em>. Accusation que leur ami commun L\u00e9on-Paul Fargue, parmi tant d'autres, balaie d'une phrase : \"<em>D'\u00e9normes b\u00eatises ont \u00e9t\u00e9 dites sur le gen\u00e8se de ce livre \u00e9tonnant. Charles-Louis Philippe ou Giraudoux, par exemple, y auraient mis la main ! Je puis attester que c'est faux.<\/em>\" (<em>Refuges<\/em>, p. 166)<\/p>\n<p>L'hostilit\u00e9 manifest\u00e9e par les Philippe ne ternit pas pour Marguerite Audoux le souvenir de son ami. Elle lui d\u00e9die, en d\u00e9cembre 1910, un essai intitul\u00e9 \"Charles-Louis Philippe \u00e0 Paris\", paru dans <em>Le Travail.<\/em> Bien longtemps apr\u00e8s, m\u00eame, un article de journal consacr\u00e9 \u00e0 la romanci\u00e8re, alors \u00e2g\u00e9e de 72 ans, \u00e9voquera l'image de \"<em>Marguerite Audoux, vivant seule, \u00e0 Paris, dans une unique pi\u00e8ce, entre des portraits : ceux d'Octave Mirbeau<\/em><em> et Charles\u2011Louis Philippe.\"<\/em> Et Audoux d'ajouter :<em> \"Charles\u2011Louis Philippe et Mirbeau sont les deux \u00eatres qui m'ont le plus int\u00e9ress\u00e9e, encore que bien diff\u00e9rents l'un de l'autre.\" <\/em>(Archives Marguerite Audoux, article joint \u00e0 la lettre 395A)<\/p>\n<p>Charles-Louis PHILLIPE<br \/>\n<em><strong>Quatre Histoires de Pauvre-Amour<\/strong><\/em><br \/>\nParis : \u00e9ditions de l'Enclos, 1897<br \/>\n128 x 155 mm, 133 pp., [1] f., couverture et dos conserv\u00e9<\/p>\n<p><strong>\u00c9DITION ORIGINALE<\/strong> du premier livre de Charles-Louis Philippe, publi\u00e9 \u00e0 compte d'auteur et d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Catulle Mend\u00e8s (\"<em>ah ! donc vous m'avez fait aimer l'amour, vous m'avez fait aimer les jeunes filles de province et les petits enfants ti\u00e8des et sages<\/em> [...] <em>Au nom des douceurs de ma vie que je vous dois, j'ai voulu, Monsieur, vous d\u00e9dier mon premier livre<\/em>\" (pp. VII-VIII)<br \/>\nCes quatre textes avaient paru dans la revue d'\"art social\" <em>L'Enclos<\/em> dirig\u00e9e par Louis Lumet, qui eut sur le jeune Charles-Louis Philippe une influence d\u00e9cisive.<br \/>\nMichel Arnauld \u00e9crit : \"<em>Il n'aimait pas non plus qu'on lui rappel\u00e2t ses<\/em> Quatre Histoires du Pauvre Amour (1897).<em> Et pourtant, quelles que soient leurs imperfections, elle ne copient aucun ma\u00eetre et dessinent d\u00e9j\u00e0 nettement une personnalit\u00e9 naissante.<\/em>\" (\"L'oeuvre de Charles-Louis Philippe, <em>NRF n\u00b014,<\/em> f\u00e9vrier 1910, p. 142)<\/p>\n<p>Charles-Louis PHILIPPE<br \/>\n<em><strong>Bubu de Montparnasse<\/strong><\/em><br \/>\nParis : \u00e9ditions de la revue Blanche, 1901<br \/>\n125 x 188 mm, 225 pp., [1] f. bl., couverture et dos conserv\u00e9s<\/p>\n<p><strong>\u00c9DITION ORIGINALE<\/strong> du premier et plus c\u00e9l\u00e8bre roman de Charles-Louis Philippe, avec le tampon rouge de l'auteur au justificatif de tirage. Exemplaire du service de presse (poin\u00e7on) sur papier d'\u00e9dition apr\u00e8s 10 ex. sur Hollande. Mention de 2e mille \u00e0 la couverture.<br \/>\n<strong>ENVOI AUTOGRAPHE SIGN\u00c9 \u00c0 MARGUERITE AUDOUX :<\/strong><\/p>\n<blockquote><p>A Mme Marguerite Audoux<br \/>\nhommage profond\u00e9ment affectueux de<br \/>\nCharles-Louis Philippe<\/p><\/blockquote>\n<p>Inspir\u00e9 par la relation de l'auteur avec une jeune prostitu\u00e9e, <em>Bubu de Montparnasse<\/em> met en sc\u00e8ne le personnage de Berthe M\u00e9t\u00e9nier qui esp\u00e8re, gr\u00e2ce \u00e0 son amant, \u00e9chapper \u00e0 la mis\u00e8re et \u00e0 son souteneur \"Bubu\". Le roman conna\u00eet un grand succ\u00e8s populaire (malheureusement pour Philippe, le ph\u00e9nom\u00e8ne ne se r\u00e9p\u00e9tera pas), bien que certains prennent en horreur sa peinture crue des bas-fonds parisiens rong\u00e9s par la syphilis.<\/p>\n<p>Dans son article \"<em>Souvenirs<\/em>\" (paru dans le num\u00e9ro hommage \u00e0 Charles-Louis Philippe de la <em>Nouvelle revue fran\u00e7aise<\/em>), Marguerite Audoux rapporte un curieux r\u00e9cit sur l'inspiratrice de Berthe M\u00e9t\u00e9nier\u00a0:<\/p>\n<blockquote><p>Le jour m\u00eame o\u00f9 <i>Bubu de Montparnasse<\/i> parut en librairie, Berthe M\u00e9t\u00e9nier \u00e9crivait \u00e0 Charles-Louis Philippe\u00a0: \u201c Vous seul pouvez avoir piti\u00e9 de moi. J\u2019ai confiance en vous. Sauvez-moi. Je serai demain \u00e0 deux heures derri\u00e8re l\u2019\u00e9glise Saint-Leu \u201d.<\/p>\n<p>Elle voulait quitter Paris, s\u2019en aller n\u2019importe o\u00f9, et elle suppliait Charles-Louis Philippe de l\u2019aider et de la conseiller.<\/p>\n<p>Il la ramena dans un petit caf\u00e9 de la rue Vavin o\u00f9 l\u2019attendaient ses amis. Il la fit passer devant lui en la prenant aux \u00e9paules, et comme s\u2019il e\u00fbt expos\u00e9 au regard de ses amis une chose infiniment pr\u00e9cieuse, il dit moiti\u00e9 riant et moiti\u00e9 grave\u00a0:<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Voil\u00e0 une femme que je vais sauver.<\/p>\n<p>[...]<\/p>\n<p>Vers minuit, on entra dans une gare. Philippe fit monter Berthe M\u00e9t\u00e9nier dans un train pr\u00eat \u00e0 partir. Il l\u2019installa plein d\u2019attention au milieu d\u2019oreillers et de couvertures. Et quand le train fut parti son visage prit une expression ferme et sereine que ses amis ne lui avaient jamais vue.<\/p><\/blockquote>\n<p>T. S. Eliot, qui avait d\u00e9couvert le roman en 1910 alors qu'il \u00e9tudiait \u00e0 la Sorbonne, y aurait selon certains puis\u00e9 l'inpiration de ses 3e et 4e <em>Pr\u00e9ludes.<\/em> Il pr\u00e9facera en tous cas une traduction anglaise de 1932, comparant Philippe \u00e0 Dickens et Dosto\u00efevski avant de le d\u00e9crire comme \"<em>perhaps the most faithful to the point of view of the humble and oppressed themselves... more their spokesman than their champion<\/em>\".<\/p>\n<p>Charles-Louis PHILIPPE<br \/>\n<em><strong>Marie Donadieu<\/strong><\/em><br \/>\nParis : Biblioth\u00e8que-Charpentier, 1904<br \/>\n125 x 188 mm, [2] ff., 316 pp., couverture et dos conserv\u00e9s, quelques manques au dos<\/p>\n<p><strong>\u00c9DITION ORIGINALE<\/strong>, exemplaire sur papier d'\u00e9dition apr\u00e8s 5 ex. sur Hollande.<br \/>\n<strong>ENVOI AUTOGRAPHE SIGN\u00c9 \u00c0 MARGUERITE AUDOUX<\/strong> :<\/p>\n<blockquote><p>A Marguerite Audoux<br \/>\nbien affectueusement<br \/>\nCharles-Louis Philippe<\/p><\/blockquote>\n<p><em>\"Ce roman,\" <\/em>\u00e9crit Charles-Louis Philippe \u00e0 Mme Mac Kenty<em>, \"sera plein d'amour , avec une femme menteuse du fond du c\u0153ur<\/em>, <em>g\u00e9n\u00e9reuse, souffrant les martyres du mensonge, \u00e9cras\u00e9e, nerveuse, sentimentale, rejet\u00e9e du monde, \u00e9limin\u00e9e successivement du c\u0153ur des hommes \u00e0 cause du mensonge dont elle doit s'entourer<\/em>.\" C'est en 1900 qu'il fait la connaissance de la s\u00e9duisante jeune femme qui sera l'inspiratrice de Marie Donadieu ; cette ann\u00e9e marque \u00e9galement sa rencontre avec Marguerite Audoux, qui \u00e9voquera dans \"S<em>ouvenirs<\/em>\" le d\u00e9roulement de leur br\u00e8ve idylle.<\/p>\n<blockquote><p><i>Le P\u00e8re Perdrix<\/i> parut [en 1903] et l\u2019ann\u00e9e suivante ce fut <i>Marie Donadieu<\/i>. Contre son habitude, il n\u2019avait pas lu un \u00e0 un les chapitres \u00e0 ses amis. \u201c J\u2019ai fait une Marie Donadieu que vous ne connaissez pas \u201d, disait-il.<\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Charles-Louis PHILIPPE<br \/>\n<em><strong>Croquignole<\/strong><\/em><br \/>\nParis : Biblioth\u00e8que-Charpentier, 1906<br \/>\ncouverture et dos conserv\u00e9s avec quelques manques en pied du dos<\/p>\n<p><strong>\u00c9DITION ORIGINALE<\/strong>, exemplaire sur papier d'\u00e9dition apr\u00e8s 5 ex. sur Hollande.<br \/>\n<strong>ENVOI AUTOGRAPHE SIGN\u00c9 \u00c0 MARGUERITE AUDOUX<\/strong> :<\/p>\n<blockquote><p>A ma ch\u00e8re, \u00e0 ma bonne Marguerite<br \/>\nbien affectueusement<br \/>\nPhilippe<\/p><\/blockquote>\n<p>On conna\u00eet un portrait photographique de Marguerite Audoux posant avec l'ouvrage, qu'elle n'avait \u00e0 l'\u00e9poque pas encore fait relier.<\/p>\n<p>\"<em>Farce qui s'ach\u00e8ve en drame<\/em>\" selon Marcel Arnauld, <em>Croquignole<\/em> chronique le quotidien d'un petit employ\u00e9 de bureau, aimant les femmes, ravi d'avoir re\u00e7u un modeste h\u00e9ritage. Philippe y fait intervenir un personnage inspir\u00e9 par son ami Lucien Jean, dont il pr\u00e9parait un volume d'oeuvres posthumes lorsqu'il fut lui-m\u00eame fauch\u00e9 par la maladie.<br \/>\nMalgr\u00e9 la soutien de Mirbeau, <em>Croquignole<\/em> n'obtient pas le prix Goncourt, qui revient cette ann\u00e9e-l\u00e0 \u00e0 J\u00e9r\u00f4me et Jean Tharaud.<\/p>\n<p><em><strong>La Nouvelle Revue Fran\u00e7aise. N\u00b014<\/strong><\/em><br \/>\nParis : NRF, 15 f\u00e9vrier 1910.<br \/>\n149 x 228 mm, 186 pp. num\u00e9rot\u00e9es 139-324, couverture et dos conserv\u00e9s<\/p>\n<p><strong>\u00c9DITION ORIGINALE<\/strong> du num\u00e9ro 14 de la <em>Nouvelle Revue Fran\u00e7aise<\/em> enti\u00e8rement consacr\u00e9 \u00e0 l'un de ses fondateurs, Charles-Louis Philippe, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en d\u00e9cembre de l'ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Illustr\u00e9 en frontispice d'un portrait \u00e0 l'h\u00e9liogravure d'apr\u00e8s Charles Gu\u00e9rin et d'un fac-simil\u00e9, avec des contributions de Paul Claudel, Michel Arnauld, Anna de Noailles, Marcel Ray, R\u00e9gis Gignoux, \u00c9mile Guillaumin, Andr\u00e9 Gide et Marguerite Audoux. L'article \u00a0\"<em>Souvenirs<\/em>\" (pp. 195-202) est le premier texte publi\u00e9 par celle qu'on conna\u00eetra, d\u00e8s le mois de mai de la m\u00eame ann\u00e9e, comme l'auteur de <em>Marie-Claire<\/em>.<\/p>\n<blockquote><p>La veille du jour o\u00f9 il cessa de vivre, il se souleva de lui-m\u00eame sur son lit, il chercha de la main son binocle sur la petite table \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui, il l'assura comme il le faisait toujours avec les derniers doigts de la main, et en s'appuyant sur un coude il tendit le visage vers la crois\u00e9e. Il regarda longtemps, et tout \u00e0 coup il dit.<br \/>\n\u2014 \u00a0Comme toute cela est beau.<br \/>\nIl avan\u00e7a son visage comme s'il esp\u00e9rait voir plus loin, et d'un accent plein d'admiration, il dit encore :<br \/>\n\u2014 Bon Dieu que c'est beau.<br \/>\nIl laissa aller sa t\u00eate comme s'il \u00e9tait \u00e9cras\u00e9 par toute la beaut\u00e9 qu'il voyait, puis il remit son binocle sur la table, reposa sa t\u00eate sur l'oreiller, et aussit\u00f4t ses yeux commenc\u00e8rent \u00e0 se voiler (p; 202)<\/p><\/blockquote>\n<p>Cet ouvrage fait partie du catalogue consacr\u00e9 \u00e0 Marguerite Audoux que nous venons de publier en ligne, il est disponible sur note site internet.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ENSEMBLE DE 5 \u00c9DITIONS ORIGINALES<br \/>\nDE LA BIBLIOTH\u00c8QUE DE MARGUERITE AUDOUX<br \/>\nBeautiful bindings signed Lortic<\/p>","protected":false},"featured_media":20129,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_acf_changed":false},"boutique":[198],"cat_gallery":[],"product_brand":[],"product_cat":[17,33],"product_tag":[],"class_list":["post-20018","product","type-product","status-publish","has-post-thumbnail","theme-lettres","auteurs-philippe_charles-louis","boutique-librairie","catalogue-032-marguerite-audoux","editeur-bibliotheque-charpentier","editeur-lenclos","editeur-n-r-f","editeur-revue-blanche","product_cat-litterature-xxe","product_cat-provenances-remarquables","first","instock","shipping-taxable","purchasable","product-type-simple"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product\/20018","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product"}],"about":[{"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/product"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=20018"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/20129"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=20018"}],"wp:term":[{"taxonomy":"boutique","embeddable":true,"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/boutique?post=20018"},{"taxonomy":"cat_gallery","embeddable":true,"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/cat_gallery?post=20018"},{"taxonomy":"product_brand","embeddable":true,"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product_brand?post=20018"},{"taxonomy":"product_cat","embeddable":true,"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product_cat?post=20018"},{"taxonomy":"product_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product_tag?post=20018"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}