{"id":10266,"date":"2023-10-06T15:26:14","date_gmt":"2023-10-06T13:26:14","guid":{"rendered":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/?post_type=product&#038;p=10266"},"modified":"2025-09-05T15:06:24","modified_gmt":"2025-09-05T13:06:24","slug":"correpondance-autographe-adressee-a-nelly-kaplan","status":"publish","type":"product","link":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/shop\/kaplan_nelly,soupault-phillippe\/lettres\/correpondance-autographe-adressee-a-nelly-kaplan\/","title":{"rendered":"Autograph letter to Nelly Kaplan"},"content":{"rendered":"<p><strong>EXCEPTIONNELLE CORRESPONDANCE AUTOGRAPHE, amoureuse et litt\u00e9raire, adress\u00e9e \u00e0 l'\u00e9crivain et cin\u00e9aste Nelly Kaplan.<\/strong><br \/>\n<strong>L'ensemble comprend 111 lettres et 1 t\u00e9l\u00e9gramme, avec\u00a04 feuillets autographes concernant l'oeuvre de Nelly\u00a0Kaplan.<\/strong><br \/>\nLa correspondance couvre les dates 1954-1971.<\/p>\n<p>D\u00e8s les premi\u00e8res ann\u00e9es de leur correspondance, Soupault adresse \u00e0 Nelly Kaplan des missives enflamm\u00e9es dans lesquelles il r\u00e9it\u00e8re sa confiance en ses capacit\u00e9s exceptionnelles et la certitude qu'elle s'appr\u00eate \u00e0 \"signer sa vie\".<\/p>\n<blockquote><p>DEFENSE DE PLEURER SVP.<\/p>\n<p>Cette lettre est \u00e9crite pour vous soyez lucide.<\/p>\n<p>Nelly,<\/p>\n<p>[...] Je n'ai jamais dans ma vie admir\u00e9 que deux \u00eatres que je n'ai pas connus : Lautr\u00e9amont et Rimbaud.<\/p>\n<p>J'ai compris, senti que vous \u00e9tiez de la m\u00eame qualit\u00e9 qu'eux. Soyez folle d'orgueil [soulign\u00e9].<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr, je suis amoureux de vous, parce que vous \u00eates belle et merveilleusement jolie mais il y a autre chose. Quand je suis pr\u00e8s de vous, je sais que la vie vaut la peine d'\u00eatre v\u00e9cue. Je vous en supplie ayez le courage de votre intelligence. Ne soyez pas faible vis \u00e0 vis de vous-m\u00eame. Vous n'avez le droit de pleurer que quand vous \u00eates dans mes bras.<\/p>\n<p>Il faut, tous les deux ensemble que nous soyons les plus forts. Je vous assure que je comprends tr\u00e8s bien votre lassitude du cercle infernal. Mais, Nelly, vous allez vivre, triompher. Vous allez \u00eatre la plus belle, la plus jolie, la plus parfum\u00e9e, la plus \u00e9l\u00e9gante, la plus intelligente. Ce qui me fait du mal c'est que vous ne voulez pas comprendre que vous \u00eates une po\u00e8te et que vous souffrez de tout.\" (s. d.)<\/p><\/blockquote>\n<p>Ces r\u00e9f\u00e9rences au \"cercle infernal\" parisien essaiment leur correspondance jusqu'en 1961. En effet, lorsque Nelly Kaplan rencontre Philippe Soupault en 1954, lors d'une exposition consacr\u00e9e \u00e0 Chagall, elle semble \u00eatre la victime de \"calomniateurs\" et de \"jaloux\" (\"<em>ces gens hostiles, m\u00e9diocres qui ne peuvent pas vous pardonner l'intelligence de vos yeux, votre gr\u00e2ce et votre beaut\u00e9. [...] Je sais que tous ces salauds ne peuvent pas admettre que vous leur soyez sup\u00e9rieure\"<\/em> [12 d\u00e9cembre 1957]) contre lesquels Soupault l'encourage \u00e0 lutter. En 1955, il \u00e9crit : \"<em>Je vous promets que je ne suis pas l\u00e2che. Il y a quelques ann\u00e9es on m'a tortur\u00e9 \u00e0 l'\u00e9lectricit\u00e9. Je n'ai rien dit.\u00a0 Mais qu'on vous salisse, qu'on jette de la boue sur vous m'est intol\u00e9rable. J'ai perdu ma lucidit\u00e9 et j'aurais d\u00fb \u00e9craser cet individu comme une sale punaise.<\/em>\" (21 juin) \u00a0Cette rage est versifi\u00e9e dans son \"po\u00e8me pour Nelly\", publi\u00e9 dans le premier num\u00e9ro des <em>Cahiers Philippe Soupault<\/em> :<\/p>\n<blockquote><p>Il faut que je tue quelqu'un ce soir<br \/>\nou quelques-uns<br \/>\nou m\u00eame un grand nombre en s\u00e9rie<\/p>\n<p>[...]<\/p>\n<p>On crache sur tout ce que j'aime<br \/>\nsur votre beaut\u00e9 sur la puret\u00e9<br \/>\nsur la vie que j'aime parce qu'elle vous ressemble.<\/p>\n<p>Chaque matin devant votre porte<br \/>\nun tas d'ordures est amass\u00e9<br \/>\npour vous faire tomber<\/p><\/blockquote>\n<p>Plus sp\u00e9cifiquement, Soupault s'inqui\u00e8te des machinations d'une \"dame en rose\" \u00a0:<\/p>\n<blockquote><p>\u00a0Je suis un idiot (du moins je l'esp\u00e8re) parce que j'ai de l'angoisse \u00e0 cause de vous. La dame en rose est pour moi comme un cauchemar et une menace pour vous. Je ne supporte pas l'id\u00e9e qu'elle peut vous atteindre. Retrospectivement j'ai eu des sueurs froides en pensant aux lettres oubli\u00e9es, aux imprudences et \u00e0 l'hyst\u00e9rie de cette folle meurtri\u00e8re qui a os\u00e9 vous toucher.<\/p>\n<p>Je vous promets (et vous le savez, mon amie ch\u00e9rie) que ce n'est pas par basse jalousie, ni m\u00eame par haine que je vous \u00e9cris de vous m\u00e9fier. Il y a un danger contre lequel je veux vous prot\u00e9ger l'homme de la [conj. \"Rome\"] semble attirer ces \u00e9tranges mal\u00e9fices (nous en avons terriblement souffert tous les deux cette ann\u00e9e). Il faut donc que nous soyons plus que jamais sur nos gardes.\u00a0(25 ao\u00fbt 1955)<\/p><\/blockquote>\n<p>Et peut-\u00eatre il y a-t-il en effet de quoi se faire du souci : Soupault est mari\u00e9 et Nelly Kaplan entretient en parall\u00e8le d'autres relations qui compliquent leur \"amiti\u00e9\" :<\/p>\n<blockquote><p>Surtout ne vous attristez pas de ces lettres m\u00e9chantes. Cet homme est fou. Cette jalousie est certes inqui\u00e9tante et je crois tr\u00e8s douloureuse pour lui. Mais croyez vous que notre amiti\u00e9 qu'il doit sentir parce qu'il est tr\u00e8s intuitif, dont il doit deviner avec ses antennes ce qu'elle a de vrai, de sinc\u00e8re et de fort ne lui donne pas de motifs (pas de raisons puisqu'il ne doit pas en avoir) de se torturer ? (4 octobre 1954)<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00c0 cette p\u00e9riode, Nelly Kaplan nourrit en effet une relation amoureuse avec le cin\u00e9aste Abel Gance, qu'elle documentera dans le double-ouvrage<em> Et Pandore en avait deux ! - Mon cygne, mon signe<\/em>. Source d'inqui\u00e9tude pour Soupault, qui \u00e9crit : \"<em>Il me semble que, sentimentalement pour vous, ce qui compte le plus c'est l'admiration affectueuse (peut-\u00eatre est-ce plus) que vous avez pour A. G.<\/em>\" (s. d.). Ou encore, anxieux parce qu'Abel Gance ait cherch\u00e9 \u00e0 obtenir son num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone :<\/p>\n<blockquote><p>Je suppose donc que G. cherche \u00e0 savoir<br \/>\n1\u00b0) si je suis \u00e0 Paris (et non pas dans le midi)<br \/>\n2\u00b0) veut me voir pour me parler de vous.<br \/>\nDans la seconde hypoth\u00e8se je veux que vous m'envoyez d'urgence une lettre pour me dire ce dont je dois \u00e9viter de parler. (28 septembre 1955)<\/p><\/blockquote>\n<p>Nelly Kaplan fait la connaissance d'Abel Gance en 1954, et devient son assistante. Au cours de leur collaboration, Soupault lui adresse ses encouragements lors de tournages parfois \u00e9prouvants. De nombreuses lettres lui parviennent ainsi \u00e0 Zagreb, o\u00f9 elle travaille \u00e0 <em>Austerlitz<\/em> : \"<em>Je sens que cette exp\u00e9rience vous d\u00e9\u00e7oit et j'en suis navr\u00e9. Je me doutais bien que l'atmosph\u00e8re et l'entourage de ce film n'aurait rien de r\u00e9jouissant mais je ne m'imaginais pas que ce serait aussi cafardeux<\/em>.\" (14 novembre 1959) Il lui \u00e9crira \u00e9galement \u00e0 Rome lors de la pr\u00e9paration du film\u00a0<em>Cyrano et d'Artagnan<\/em> : \u00a0\"<em>Je sens que le \"climat\" de Rome ne s'est pas am\u00e9lior\u00e9 et j'ai peur que vous soyez d\u00e9bord\u00e9e par ce flot de b\u00eatise, de m\u00e9chancet\u00e9s et de contradictions.<\/em>\" (21 juillet 1962)<\/p>\n<p>\u00c0 cette correspondance souvent tortur\u00e9e, Soupault m\u00eale r\u00e9cits de la vie parisienne (\u00a0\"<em>J'ai parl\u00e9 avec S. Guitry (\u00f4 honte) un vieillard abruti d\u00e9j\u00e0, \u00e0 Gabin, un ivrogne<\/em>\"\u00a021 juin 1955), nouvelles de l'avancement de son travail et promesses d'envoyer \u00e0 Nelly Kaplan, qui s'absente fr\u00e9quemment pour soigner sa sant\u00e9, des livres et des journaux. \u00a0Mais \u00a0ses crises de misanthropie le poussent parfois \u00e0 de longs silences, et leur relation semble s'\u00e9tioler \u00e0 partir de 1965, ann\u00e9e durant laquelle le po\u00e8te, boulevers\u00e9 par la mort de son amie Muriel Reed et ruin\u00e9, s'isole : \"<em>Ne m'en veuillez pas de ne pas vous appeler. Je traverse une nouvelle crise de col\u00e8re, de d\u00e9go\u00fbt et de rancune<\/em>\" ;\u00a0\"<em>Je me d\u00e9bats entre le suicide et la folie<\/em>\" (13 janvier 1965) ; \"<em>Je vous en prie, Nelly, il faut que vous compreniez que je suis vraiment malade et que vivre seul est d\u00e9j\u00e0 difficile mais en face des autres c'est terrible.<\/em>\" (13 avril 1965) En 1968, il lui \u00e9crit, d\u00e9pit\u00e9 de ne pas parvenir \u00e0 la joindre : \"<em>Belen est elle devenue si c\u00e9l\u00e8bre qu'on ne puisse pas l'atteindre... Pourtant...<\/em>\" (20 janvier 1968)<\/p>\n<p>S'il serait difficile d'ignorer le caract\u00e8re amoureux de la correspondance, Soupault s'int\u00e9resse de pr\u00e8s \u00e0 la carri\u00e8re artistique de Kaplan. Il s'enthousiasme ainsi \u00e0 la perspective du tournage d'<em>Austerlitz,<\/em> envisageant une collaboration future : <em>\"Quant \u00e0 l'affaire Austerlitz, quelle joie si elle pouvait marcher. C'est l'apprentissage qui commencerait et finirait. Nous pourrons essayer de faire des films ensemble.<\/em>\" (17 mai 1958)<\/p>\n<p>En outre, il l'encourage dans la conception de son court-m\u00e9trage sur Gustave Moreau, quoi que leur opinion diff\u00e8re sur certains points :<\/p>\n<blockquote><p>Je suis tr\u00e8s heureux de savoir que vous avez quelques chances de faire votre film sur G. M. C'est une voie que je voudrais que vous suiviez. [...]\u00a0 Quant \u00e0 la mysognie [sic] de G. M. m\u00e9fiez-vous... tous les hommes de cette belle \u00e9poque, m\u00eame les plus dou\u00e9s (!) (Maupassant, Flaubert, Huysmans) \u00e9taient mysogines [sic]. C'\u00e9tait une mode et une fa\u00e7on comme une autre d'avouer leur inf\u00e9riorit\u00e9. J'aimerais parler de cette attitude avec vous, mais calmement [soulign\u00e9] sans que vous (ou moi) vous mettiez en col\u00e8re. (28 d\u00e9cembre 1960)<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00c0 la sortie du film, il se montre enthousiaste :<\/p>\n<blockquote><p>Je vous f\u00e9licite. Votre film est excellent. Et r\u00e9v\u00e9lateur. La lucidit\u00e9, l'intelligence, la ruse, l'habilet\u00e9, la technique triomphent. J'ai aussi compris, en admirant votre film, que vous \u00e9tiez une guerri\u00e8re et qu'il fallait que vous soyez une guerri\u00e8re. Impitoyable. Au moins en apparence. Et pour vous, apr\u00e8s tant d'ann\u00e9es, l'apparence est n\u00e9cessaire. (1er juin 1961)<\/p><\/blockquote>\n<p>Mais c'est surtout son oeuvre litt\u00e9raire qui suscite l'admiration de Soupault :<\/p>\n<blockquote><p>Je suis persuad\u00e9 que vous devez \u00e9crire. Vous \u00eates destin\u00e9e \u00e0 ce genre de r\u00e9flexion, \u00e0 cette expression. [...] Je suis tr\u00e8s curieux de ce que vous allez \u00e9crire d\u00e9sormais. Je pr\u00e9f\u00e8re encore la Reine \u00a0[des Sabbats] \u00e0 la g\u00e9om\u00e9trie [dans les spasmes]. Plus \u00e9trange et plus percutant encore. [...] J'aime quand vous \u00e9crivez et ce que vous \u00e9crivez. Mais vous savez que vous n'\u00e9crivez pas n'importe quoi. Et c'est aussi pour cette raison que vous ne vous sentez pas communicable. C'est aussi pourquoi Arthur Rimbaud ne se sentait pas communicable. On le traitait de voyou, vous de panth\u00e8re. (3 novembre 1959)<\/p><\/blockquote>\n<p>Il lui transmet ainsi des nouvelles du succ\u00e8s de <em>La G\u00e9om\u00e9trie dans les spasmes<\/em>, publi\u00e9 en 1959 sous le pseudonyme de Belen :\u00a0\u00a0\"<em>Vu Losfeld ce matin. Il m'a dit mais devant t\u00e9moins que la g\u00e9om\u00e9trie marchait tr\u00e8s fort (sic) depuis la pri\u00e8re d'ins\u00e9rer (!!! - L. sait flatter plus que payer). Il compte vous demander des textes pour une collection qu'il veut publier.\"<\/em> (6 juin 1959) En 1960, il complimente un nouveau recueil :\u00a0\"<em>J'aime D\u00e9livrez nous [du m\u00e2le] et je le regarde, ce livre, comme un fruit et une pierre pr\u00e9cieuse (rubis et saphir).<\/em>\" (24 juin 1960)<\/p>\n<p>Sont ainsi joints \u00e0 la correspondance 4 feuillets autographes, lettres-essais portant sur l'oeuvre \u00e9crit de Kaplan : <em>Le Sunlight d'Austerlitz<\/em> (1960), journal du bord du tournage d'<em>Austerlitz<\/em> (2 brouillons), un article sur l'ensemble de ses recueils po\u00e9tiques intitul\u00e9 \"Qui est Belen ?\" ( \"<em>Je n'h\u00e9sitais pas \u00e0 \u00e9crire ce que je pensais, c'est \u00e0 dire, qu'un po\u00e8te masqu\u00e9 (je suis s\u00fbr que Belen est un pseudonyme) s'avan\u00e7ait, toutes griffes dehors, et qu'il nous offrait un nouvel art d'aimer, de vivre, de souffrir.<\/em>\"), et enfin un article sur <em>La G\u00e9om\u00e9trie dans les Spasmes<\/em> :<\/p>\n<blockquote><p>Pour moi, 'la G\u00e9om\u00e9trie des spasmes', est plus proche des 'Illuminations' de Rimbaud (et je sais ce que parler veut dire) que de toutes les \u00e9lucubrations des p\u00e2les disciples de Jules Verne qui n'ont jamais r\u00e9ussi \u00e0 son vertige mais ont accept\u00e9 sa conception du monde bourgeois.<\/p><\/blockquote>\n<p>Les deux artistes ne collaboreront au final jamais \u00e0 une oeuvre. Soupault signera cependant la pr\u00e9face du<em> R\u00e9servoir des sens<\/em>, recueil de nouvelles de \"Belen\" paru en 1966, et d\u00e9diera \u00e0 celle qu'il appelle parfois sa \"petite sir\u00e8ne\" le livret de l'op\u00e9ra <em>La petite sir\u00e8ne<\/em>, compos\u00e9 par Germaine Tailleferre et\u00a0cr\u00e9e le\u00a030 septembre 1960 \u00e0 l'ORTF (Radio-France) par l'Orchestre lyrique dirig\u00e9 par Michel Le Conte.<\/p>\n<p>Variante sur \"ma petite sir\u00e8ne\" dans la correspondance de Soupault, \"ma petite Ondine\", qui elle aussi appara\u00eetra --plus confidentiellement-- sous sa plume. Nelly Kaplan \u00e9crit en effet dans le t\u00e9moignage qui ouvre \u00a0le <em>Cahiers Soupault I,\u00a0<\/em>\"Je vous salue Philippe, plein de r\u00e9volte\" :<\/p>\n<blockquote><p>\"Dans un de ses textes (que je crois in\u00e9dit), La Petite Ondine, un \"op\u00e9ra fabuleux\", son h\u00e9ro\u00efne chante :\u00a0\u00abJe n'ai peur que de devenir ce que vous \u00eates et que vous deviendrez.\u00bb<br \/>\nAvis aux amateurs...<br \/>\nPuis, dans une autre page du livret, la Petite Ondine invective:\u00a0\u00ab Vous voulez, que je reste pr\u00e8s de vous pour pouvoir m'aimer \u00e0 votre fa\u00e7on\u00a0(...) Et moi je veux que vous m'aimiez \u00e0 ma fa\u00e7on, pour que je sois libre de\u00a0ne pas \u00eatre esclave de votre amour. Aimez-moi, pour que je sois libre.<br \/>\nLe ch\u0153ur: Nous t'aimons.<br \/>\nLa Petite Ondine: Mais m'aimez-vous assez, pour que je ne vous aime\u00a0pas?\u00bb<br \/>\n<strong>\u00a0<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>EXCEPTIONNEL ENSEMBLE.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>EXCEPTIONAL AUTOGRAPHIC CORRESPONDENCE, loving and literary, addressed to the writer and film-maker Nelly Kaplan. The set comprises 111 letters and 1 telegram, with 4 autograph sheets concerning the work of Nelly Kaplan. The correspondence covers the period 1954-1971. From the very first years of their correspondence, Soupault sent Nelly Kaplan impassioned missives in which he reiterated his confidence in her.<\/p>","protected":false},"featured_media":17010,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_acf_changed":false},"boutique":[198],"cat_gallery":[],"product_brand":[],"product_cat":[372],"product_tag":[],"class_list":["post-10266","product","type-product","status-publish","has-post-thumbnail","theme-lettres","auteurs-kaplan_nelly","auteurs-soupault-phillippe","boutique-librairie","catalogue-autographe-2","product_cat-lettre-autographe","first","outofstock","shipping-taxable","purchasable","product-type-simple"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product\/10266","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product"}],"about":[{"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/product"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10266"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17010"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10266"}],"wp:term":[{"taxonomy":"boutique","embeddable":true,"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/boutique?post=10266"},{"taxonomy":"cat_gallery","embeddable":true,"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/cat_gallery?post=10266"},{"taxonomy":"product_brand","embeddable":true,"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product_brand?post=10266"},{"taxonomy":"product_cat","embeddable":true,"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product_cat?post=10266"},{"taxonomy":"product_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/librairie-le-pas-sage.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product_tag?post=10266"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}